La victime, au tribunal, a témoigné : « Pendant quatre ans, j’ai subi un harcèlement ininterrompu de sa part sans aucun sentiment de culpabilité de sa part. » Le harcèlement s’est intensifié entre mars 2023 et avril de cette année, résultant en des milliers d'appels et de messages.
La femme, visiblement détachée durant l’audience, a suscité l’étonnement par son attitude. Souriante, elle s’est autorisée à interrompre le déroulé du procès et a justifié son comportement par « le stress ». Pourtant, le nombre de messages et d'appels portés à son ex-compagnon était vertigineux, atteignant parfois 700 par jour, un véritable cauchemar pour la victime.
Après avoir changé de numéro, l’homme a continué à recevoir des visites inopinées, même en pleine nuit. Elle n’a pas hésité à lui proférer des menaces, ce qui lui a valu 10 jours d'interruption de travail.
Profil de la prévenue
« Répondez-vous aux faits ? » demande la juge. Elle acquiesce avec un sourire vague. La personnalité immature et impulsive de la prévenue a été soulignée lors d'une expertise psychologique, en rapport avec ses problèmes d’émotions.
Déjà condamnée à plusieurs reprises pour des actes similaires, la procureure Fanny Fournier évoque ainsi la « dangerosité psychologique » de l’accusée. Malgré ses antécédents, la défenderesse persiste à se proclamer « normale » et rejette toute accusation. Son avocat demande une compréhension de l'attitude de sa cliente, tentant de minimiser ses actes.
Les juges ont finalement tranché, la condamnant à un an de prison ferme et lui interdisant tout contact avec ses victimes. Une décision qui souligne la gravité du harcèlement et ses implications pour les victimes, comme l'indique un rapport de France 3.







