Brigitte Autran, professeure émérite d'immunologie à la Sorbonne Université et ancienne présidente du Comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires (Covars), s'est récemment exprimée dans "La Matinale" concernant les 27 cas contacts français identifiés suite à un foyer d'hantavirus. Ces individus, actuellement en isolement, suscitent de nombreuses interrogations, d'autant plus que trois personnes ont perdu la vie à bord d'un navire de croisière au large du Cap-Vert.
Il est à noter qu'un des cas a développé des symptômes, renforçant ainsi les préoccupations. Dans ses propos, Brigitte Autran a tenu à rassurer : "C'est une maladie qui n'était pas suffisamment répandue pour justifier un vaccin, et elle ne se transmet pas facilement d'homme à homme", a-t-elle déclaré.
Les procédures mises en place visent à limiter la propagation du virus. "Il s'agit d'une mesure de confinement classique, fortement recommandée par l'OMS, qui a montré son efficacité lors d'épidémies passées", a-t-elle ajouté, rappelant un incident survenu en Argentine il y a une décennie où de telles mesures avaient permis de freiner la contagion.
À l'heure actuelle, aucun vaccin ni traitement contre l'hantavirus n'est disponible. "Bien que certains chercheurs travaillent sur des vaccins, cette maladie demeure relativement rare en Europe et en Asie, avec quelques milliers de cas annuels", note-t-elle. Cela dit, il est impératif de rester vigilant, d'autant plus que la recherche continue.
Brigitte Autran a également comparé l'hantavirus aux coronavirus. "Les hantavirus ne se transmettent pas régulièrement entre les humains, sauf pour une souche spécifique des Andes, où les cas sont plus rares. Le taux de transmission de l'hantavirus est largement inférieur à celui des coronavirus, ce qui signifie qu'il n'y a pas cette même épidémie potentielle que nous avons connue récemment avec le Covid-19", a-t-elle conclu.
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