Le gouvernement français a récemment révélé qu'un ajout significatif de 700 000 foyers bénéficiaires du chèque énergie sera effectif dès le 1er mai 2026. C'est ce qu'a déclaré le ministre Sébastien Lecornu le lundi 30 mars. Avec cette extension, le nombre total de foyers éligibles atteindra les 4,5 millions.
Le premier ministre a injecté un optimisme mesuré à l'annonce, affirmant sur les réseaux sociaux : « Grâce à un croisement de données, près de 700 000 foyers supplémentaires recevront le chèque énergie dès le 1er mai. »
Cet élargissement survient dans un contexte où les coûts de l'énergie continuent d'augmenter. Les foyers concernés pourront utiliser cette aide pour alléger leurs factures de gaz, d'électricité ou de fioul. D'après des sources gouvernementales, un montant moyen d’environ 153 euros par foyer sera distribué, ce qui représente au total près de 600 millions d’euros mobilisés sur le budget de l'État.
Jusqu'à présent, 3,8 millions de familles recevaient cette assistance automatiquement à partir du 1er avril, mais la récente analyse des données a permis d'identifier 700 000 foyers qui en étaient jusqu'alors exclus. Comme l'a expliqué Maud Bregeon, ministre déléguée à l'énergie, cette démarche visait à éviter les oublis et à s'assurer que tous les foyers éligibles soient pris en compte.
La complexité du recensement des bénéficiaires a été amplifiée par la suppression de la taxe d'habitation sur la résidence principale, qui était auparavant utilisée pour déterminer l'éligibilité des foyers. Les autorités avaient mis en place un guichet de réclamations, permettant aux foyers non inclus de se signaler.
Alors que la guerre au Moyen-Orient continue d'affecter les prix des carburants, le gouvernement a également annoncé des aides ciblées pour les secteurs les plus touchés, y compris l'agriculture, la pêche et le transport. Cependant, les professionnels de ces secteurs expriment leur mécontentement, comme l’illustre la récente opération des transporteurs sur le périphérique parisien.
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a souligné sur les réseaux sociaux que « la logique des chèques laisse de côté des millions de nos compatriotes de la classe moyenne ». Il a proposé une réduction des taxes sur les carburants, une idée que le gouvernement considère comme trop coûteuse.
Avec cette extension du chèque énergie, le gouvernement espère réduire le fardeau des coûts énergétiques pour un plus grand nombre de foyers, mais les réactions des citoyens et des experts restent à surveiller de près.







