Des chercheurs d'emploi ont participé à un escape game original à la MFR de Vézénobres. Cette initiative, portée par l'Association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture (Anefa), vise à sensibiliser les participants aux métiers agricoles dans un contexte où le secteur est en tension.
L’événement a eu lieu dans une prairie, entourée de moutons et de tracteurs. Les visiteurs, notamment des participants affiliés à France travail et au centre Epide, ont été accueillis le 30 mars à la MFR La Gardonnenque de Vézénobres. Ce jeu interactif impliquait aussi des étudiants de l’établissement.
Au total, six stands, chacun centré sur un thème varié comme les métiers de l'agriculture, la formation, et l'alimentation, ont été installés. À la station "Machinisme et outils", les équipes de participants, composées d’adultes âgés entre 23 et 48 ans, ont dû déchiffrer des énigmes en trouvant des papiers dissimulés liés aux équipements agricoles. Une participante a même pris des notes, inscrivant des termes comme "pulvérisateur" et "débroussailleuse" pour résoudre la phrase clé.
Trouver la clé de l'attractivité
Laurence, 46 ans, exprime déjà son intérêt : "J’aime le contact avec la nature", une passion partagée par plusieurs candidats attirés par l’agriculture. Didier Ducros, en charge du stand "Du champ à l’assiette", fait état d’un afflux croissant d’adultes désireux de se reconvertir, séduits par la diversité des métiers offerts.
Cependant, comme l’indique Isabelle Tailhades, directrice de l’Anefa, l'agriculture fait face à un paradoxe préoccupant : "Il y a énormément d’offres, mais peu de demandes." Pour contrer cette tendance, des collaborations avec des entités comme France travail sont cruciaux. Amélie Labrousse, conseillère à l’agence Alès Avène, note que malgré l’intérêt manifeste des candidats pour le monde agricole, certains hésitent après une immersion, confrontés aux exigences du métier.
Didier Ducros souligne la méconnaissance des réalités de la filière : "L'agriculture est souvent perçue comme un métier difficile. Bien qu'il soit physique, la mécanisation a grandement simplifié les tâches." Il souligne également les préjugés liés à la dépendance financière à la Politique agricole commune, que certains potentiels candidats jugent dissuasifs.
Cette initiative, à l'instar de l'escape game, ouvre des pistes pour rendre le secteur agricole plus attractif et pour encourager les nouvelles vocations. Les défis à relever sont nombreux, mais l'enthousiasme des participants prouve que l'aventure est lancée.







