En France, les résidences secondaires, au nombre de 3,7 millions selon l'Insee, incluent diverses formes de propriété, des maisons héritées aux biens d'usage professionnel, en passant par des lieux de villégiature. La demande pour ces résidences est particulièrement forte dans certaines régions, attirant les acheteurs malgré l'augmentation de la fiscalité.
L'agence Green-Arces a effectué une analyse ciblée des résidences dédiées à l'agrément, présentant des caractéristiques importantes qui favorisent leur attrait. Dans les départements côtiers et montagneux comme les Alpes-Maritimes et le Var, par exemple, près d'un quart des logements sont des résidences secondaires.
Les résultats montrent qu'une concentration significative des résidences secondaires est présente dans des zones prisées. Le rapport indique que, par exemple, les Alpes-Maritimes et le Var à eux deux détiennent environ 13 % du total national, ce qui souligne l'importance de ces destinations pour les propriétaires.
les départements en tête de la demande
Les 10 départements en tête du classement des résidences de villégiature comprennent :
- 1. Alpes-Maritimes (6,80%)
- 2. Var (6,14%)
- 3. Savoie (4,53%)
- 4. Haute-Savoie (4,29%)
- 5. Hérault (4,13%)
- 6. Vendée (3,44%)
- 7. Charente-Maritime (3,39%)
- 8. Pyrénées-Orientales (3,29%)
- 9. Morbihan (2,80%)
- 10. Calvados (2,48%)
À titre d'exemple, 37,1 % des logements en Savoie sont des résidences secondaires, tandis qu'en Corse, ce chiffre atteint parfois 45 %.
les nouvelles réglementations fiscales
Un questionnement persistant demeure concernant l'impact des nouvelles réglementations, notamment la surtaxe sur les résidences secondaires, mise en place depuis 2024. Les communes peuvent désormais appliquer une majoration pouvant atteindre 60 % en cas de tension sur le marché immobilier local. L'agence Green-Arcès rapportait qu'environ 66 % des résidents ont dû s'acquitter d'une telle taxe, dont le coût moyen par foyer fiscal a augmenté de 700 à 1.125 euros.
"Dès que la majoration est permise, elle devient la norme. Les communes adoptent la fiscalité comme principal levier pour modérer l'accès à l'immobilier," analyse Benoît Galy, CEO de Green-Arcès.
De plus, un cinquième des résidences secondaires se trouve dans des zones soumises à des restrictions de location courte durée, ce qui complique encore davantage l'accès à ces biens.
Malgré tout, 74 % des acheteurs considèrent ces biens comme de potentielle résidence principale, avec une majorité d'entre eux ayant un projet de transition dans les cinq prochaines années. Cela témoigne d'un souhait croissant de s'installer dans des zones attrayantes, impliquant une recherche durable et réfléchie.
En curiosité, il se révèle qu'un intérêt certain se dirige également vers des biens moins onéreux. Ainsi, 12 % des requêtes évoquées par Green-Acres cherchent des propriétés à moins de 100.000 euros, notamment dans des régions moins populaires où le marché reste accessible.
"Des territoires comme le Massif Central, où le prix médian est de 150.000 euros, sont de véritables opportunités pour ceux en quête de nature et de tranquillité," conclut l'agence.







