Alors que le conflit au Moyen-Orient s'intensifie, les prix des carburants en France continuent de grimper. Ce samedi 28 mars, les transporteurs routiers ont décidé d'exprimer leur frustration à travers des actions régionales.
Depuis le déclenchement des hostilités fin février, les prix à la pompe ont atteint des niveaux alarmants, dépassant parfois 2,4 euros le litre. Cette flambée a conduit des professionnels à manifester leur mécontentement, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes où des opérations escargots ont débuté au sud de Lyon, notamment sur l'A7, et près de Clermont-Ferrand, à la croisée de l'A71 et de l'A89, comme l'a rapporté actu.fr.
Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), a déclaré à l'AFP que la situation est
"extrêmement préoccupante pour les transporteurs routiers, qui se retrouvent souvent à payer le diesel à un prix supérieur à celui affiché dans les stations-service". Ces augmentations touchent particulièrement les petites et moyennes entreprises (PME) du secteur, qui disposent en moyenne de seulement 28 jours de trésorerie. Comme l'a souligné TF1info, la hausse des prix des carburants crée un déséquilibre dans leur gestion des coûts, d'autant plus qu'ils ne recevront pas le paiement de leurs clients avant plusieurs semaines.
Les transporteurs multiplient les revendications, appelant à des aides plus substantielles pour éviter une détresse financière liée au coût des carburants. Ils réclament également des remises sur le prix à la pompe. En réponse, le gouvernement a annoncé un soutien financier, incluant le report des échéances fiscales et sociales ainsi qu'une aide forfaitaire de 20 centimes par litre, disponible pour les TPE et PME. Cependant, ces mesures sont jugées insuffisantes par les professionnels concernés.
Le syndicat OTRE prévoit de renforcer la mobilisation dans les grandes régions françaises, avec une action prévue en Île-de-France dès le lundi 30 mars. Le 1er avril, des manifestations devraient également avoir lieu dans les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, notamment à Toulouse, tant en centre-ville que sur le périphérique.







