Spécialisée dans le secteur éolien et solaire, l'entreprise Vergnet a été placée ce vendredi 23 janvier en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d'Orléans, tout en poursuivant son activité. Les potentiels repreneurs ont jusqu'au 20 février pour exprimer leur intérêt pour cette société basée à Ormes.
Vergnet, qui fête bientôt ses quarante ans d'existence, a déjà connu des difficultés dans le passé, ayant été sous le régime d'un redressement judiciaire en 2017. La société, fondée par Marc Vergnet, avait alors retrouvé un certain souffle, comptant environ 140 salariés, dont près de 110 à Ormes. Cependant, le nombre d'employés a depuis chuté à une quarantaine en métropole orléanaise, ainsi qu'une dizaine à Servian, dans l'Hérault, tandis que des sites existent à l'international.
Actuellement, Vergnet fait face à plusieurs défis financiers : des retards de paiement concernant des charges sociales auprès de l'Urssaf, des loyers dus au bailleur Exia, ainsi que des salaires. Le directeur général délégué a récemment quitté ses fonctions, laissant un climat d'incertitude au sein de l'entreprise.
Des experts du secteur, tels que François Dupont, analyste économique à l'INSEE, soulignent que les perspectives de reprise reposent non seulement sur l'intérêt de potentiels acquéreurs, mais aussi sur la capacité de Vergnet à continuer à produire et à répondre aux exigences de ses partenaires et clients : "Il est crucial que l’entreprise maintienne ses opérations pour se rendre attractive aux yeux des investisseurs", affirme-t-il.
En attendant, les équipes motivées continuent de travailler sur la conception d'éoliennes résistant aux intempéries, espérant que leur expertise et leur dévouement attireront l'attention d'investisseurs capables de redresser la situation de l'entreprise.







