Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir aux Etats-Unis, de nombreuses entreprises technologiques ont opéré un revirement stratégique pour séduire le président ultra-conservateur. Meta est un des exemples les plus marquants de cette tendance. Cependant, malgré les millions de dollars investis, Mark Zuckerberg doit aujourd'hui faire face à de nouveaux défis judiciaires.
La Federal Trade Commission (FTC) a décidé de faire appel après une précédente décision qui avait favorisé Meta. Elle met en avant les acquisitions d'Instagram et de Whatsapp comme preuves d'une consolidation excessive de pouvoir : "Meta a maintenu sa position dominante par des moyens non concurrentiels, en rachetant les principales menaces à sa domination", a déclaré Daniel Guarnera, directeur du bureau de la concurrence, dans un communiqué officiel.
Un revers pour Meta
L'enquête date de 2020, lorsque la FTC avait initié une campagne antitrust, pointant du doigt Meta comme une menace pour la concurrence dans le domaine des réseaux sociaux.
Un procès s'est tenu en 2025, où les témoignages très médiatisés de Mark Zuckerberg et de Sheryl Sandberg ont tenté de démontrer la concurrence accrue de TikTok. Néanmoins, le tribunal avait jusque-là tranché en faveur de Meta, ce qui a laissé la FTC insatisfaite.
La FTC ne compte donc pas en rester là et a affirmé son engagement à défendre son dossier : "Nous allons continuer de nous battre pour une concurrence juste et équitable, car cela profitera à tous les Américains ainsi qu'à l'économie", a ajouté Guarnera.
Ce retournement de situation est particulièrement amer pour Meta, qui, dans une tentative de plaire à Trump, a assoupli ses lignes de modération et investi dans des projets d'intelligence artificielle soutenus par le président. Malgré ces efforts, l'entreprise se retrouve dans une position délicate.
Dans une déclaration, Meta a rappelé que sa priorité restait l'innovation et l'investissement aux États-Unis, sans crainte des défis juridiques qui l'attendent.







