Thierry Cotillard, le président du groupement Les Mousquetaires, a récemment exprimé son indignation face aux demandes d'augmentation des prix formulées par les industriels du chocolat. Alors que les coûts du cacao et du sucre sont en chute libre, ces entreprises continuent de réclamer des hausses de 10 à 20 %.
« L'an dernier, il y avait une justification avec des hausses de coûts. Mais aujourd'hui, alors que le cacao est passé autour de 6.000 dollars la tonne, il est inacceptable que ces tarifs soient maintenus », a-t-il déclaré lors d'une interview sur RTL.
« Avec des tarifs aussi gourmands, ils vont devenir obèses », a-t-il lancé, exprimant son exaspération.
Il est intéressant de noter que, malgré la baisse des prix des matières premières, tels que le cacao, qui avait atteint des sommets à 12.000 dollars en décembre dernier, le prix des tablettes de chocolat reste élevé. Les récents rapports montrent que le prix moyen des tablettes a augmenté de 33 % en un an.
Thierry Cotillard a également menacé de retirer certains produits de ses rayons si les industriels ne revoient pas leurs positions. « Ce n'est pas la première fois que cela se produit. Par le passé, Leclerc avait également supprimé des produits de ses rayons face à des hausses injustifiées », a-t-il rappelé.
En dehors du chocolat, Cotillard a souligné que les négociations commerciales de cette année, qui se déroulent traditionnellement entre décembre et mars, se passent de manière plus fluide qu'auparavant. Loin des augmentations de 15 à 20 % observées lors des années précédentes dues à l'hyperinflation, il anticipe une hausse initiale de l'inflation située entre 0 et 1 % pour divers produits, incluant les shampoings et lessives, grâce à une réduction des coûts d'emballage.
Au regard de ces faits, consommateurs et distributeurs doivent rester vigilants face à une industrie alimentaire en pleine mutation. Les voix comme celles de Thierry Cotillard sont cruciales pour rappeler aux industriels leurs responsabilités face à la demande croissante de transparence et de justice tarifaire.







