Dans une déclaration surprenante faite ce mardi, le président américain Donald Trump a annoncé que le Venezuela s'apprête à livrer entre 30 et 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis. Cela se produit après le renversement du président Nicolas Maduro lors d'une opération menée par les forces américaines, le conduisant à être incarcéré à New York, où il fait face à des accusations de trafic de drogue.
Trump a exprimé sa satisfaction quant à cette décision, précisant que ce pétrole, sous sanction mais de haute qualité, serait vendu au prix du marché, ce qui pourrait rapporter plus de deux milliards de dollars. L'argent issu de ces ventes sera « contrôlé » par les États-Unis afin d'assurer qu'il soit utilisé au bénéfice des peuples vénézuélien et américain, a-t-il déclaré.
La question demeure toutefois de savoir si la nouvelle présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a effectivement consenti à cette transaction et quel cadre juridique pourrait être mis en place pour la réaliser. Pour l'instant, Rodriguez, ancienne vice-présidente, affirme que le Venezuela reste maître de ses ressources et que nul autre n'a le droit de gouverner le pays.
Trump a, néanmoins, averti Rodriguez qu'elle pourrait « en payer le prix » si ses exigences, que sont le contrôle de l'industrie pétrolière et la rupture des liens avec des pays comme Cuba, la Chine, l'Iran et la Russie, n'étaient pas respectées. Cette situation préoccupe de nombreux experts, qui considèrent que Rodriguez doit naviguer avec prudence entre les attentes de la Maison Blanche et ses propres partisans au sein du gouvernement dur.
Depuis l'enlèvement de Maduro, la sécurité s’est intensifiée à travers Caracas, et le ministre de l'Intérieur Diosdado Cabello a conduit des milliers de sympathisants pour défendre l'ex-président. Selon des informations, l'opération américaine aurait causé des pertes parmi les militaires vénézuéliens et des agents cubains, alors que les autorités locales évoquent de nombreux civils touchés.
Un moment historique mais controversé, et l'opposition, représentée par Maria Corina Machado, dénonce l'absence de confiance envers Rodriguez, la qualifiant d'architecte de la torture et de la corruption. La situation au Venezuela reste tendue et instable, alors que la censure des médias continue d'affecter la diffusion d'informations sur le terrain.
En ce moment crucial, la volonté du peuple vénézuélien de préserver leur souveraineté est mise à l'épreuve. Alors que Delcy Rodriguez a déclaré un deuil national pour les victimes des récents affrontements, son gouvernement continue de faire face à des choix difficiles et définissants pour l'avenir du pays.







