Ce samedi 28 juin, le Frontignan Thon Club mettra à l’honneur les femmes pêcheuses avec son Challenge des Amazones. Pour la sixième fois consécutive, cet événement dédié aux dames permettra à une dizaine de participantes de s’affronter sur les nouvelles espèces nobles de la côte héraultaise, telles que le loup et la dorade. Ce festival sera suivi d’une compétition masculine le dimanche, avec une remise des prix en soirée.
Des quotas qui coincent
Malgré l’excitation de ces compétitions, Yannick Olivet, président du club depuis 2024, évoque les défis croissants que rencontre le secteur. "La pêche de plaisance aujourd'hui se complique", déclare-t-il. Les quotas de pêche, jugés trop restrictifs malgré une légère augmentation cette année, provoquent des tensions. Actuellement, le Frontignan Thon Club se voit attribuer 30 bagues, correspondant à un quota de 325 kg, insuffisant pour ses 51 bateaux, représentant à la fois Frontignan et le littoral héraultais.
En raison de ce manque, "ils ne pêchent pas tous", explique Yannick Olivet, ce qui leur permet d'organiser le système de répartition. La Fédération française des pêcheurs en mer continue de réclamer une bague pour chaque bateau, une tâche ardue, surtout dans ce contexte où la majorité des prises sont relâchées en mer dans une démarche de No Kill.
Des thons de plus en plus petits
Un autre point d’inquiétude réside dans l’état des ressources. Malgré une reconstitution lente des stocks, la taille des thons a considérablement diminué. "À mes débuts dans les années 80, les plus petits spécimens pesaient 120 kg. La surpêche a détruit ces populations dans les années 90 et depuis, les petits thons font plutôt office de norm", partage Yannick Olivet.
Un club qui garde le cap
Toutefois, ces défis ne diminuent en rien l’attractivité du Frontignan Thon Club, qui attire de nouveaux équipages, notamment de Palavas-les-Flots. "Ils apprécient notre convivialité et nos tarifs compétitifs pour les concours", précise le président. Fort de cette dynamique, le club se prépare à postuler à la Fédération française des pêcheurs en mer pour accueillir un concours national de pêche au gros en 2028, une ambition à suivre de près.







