Le week-end des 6 et 7 juin 2026, la 38e vente aux enchères garden-party organisée par la Maison Rouillac au château de Villandry a totalisé 4.538.510 euros, frais inclus. Une véritable réussite pour les commissaires-priseurs qui ont qualifié cette édition de "faste".
Cette vente, qui s'est déroulée sur trois jours, a attiré de nombreux enchérisseurs. Toutefois, il est à noter qu'aucun lot n'a atteint le million d'euros, ce qui est exceptionnel puisqu'en 38 éditions précédentes, cela s'était produit seize fois, notamment lors des ventes précédentes tenues au château de Cheverny, reconnues comme un haut lieu des enchères d'art en France. (source : La Nouvelle République)
Huit enchères au-delà de 100.000 euros
Malgré l'absence de transactions millionnaires, huit enchères ont dépassé les 100.000 euros, témoignant de l'intérêt continu pour les œuvres de maître. Les pièces les plus en vue incluent un Bouquet de fleurs dans un vase de l'artiste Isaac Soreau, vendu pour 621.000 euros, et Sainte Dorothée d’Artemisia Gentileschi, qui a atteint 471.200 euros.
De plus, le dernier portrait d’Auguste Renoir, intitulé Andrée, a trouvé preneur à 359.600 euros, tandis qu'un tableau de James Ensor Vierge et Mondaine a été acquis pour 297.600 euros. Deux œuvres de Marie Vassilieff se sont également vendues à 148.000 euros chacune.
Un coup de maître : la collection Claude Bernès
Un moment marquant de cette vente fut la dispersion de la collection de Claude Bernès, centrée sur l'artiste franco-russe Marie Vassilieff. Ses œuvres ont généré à elles seules 1.232.000 euros, illustrant l'importance de cette collection dans le paysage artistique actuel. Notamment, son Autoportrait à l’effigie, de 1929, a rejoint les collections du Centre Pompidou à Paris pour 64.480 euros.
Des acquéreurs cosmopolites
La vente s'est déroulée à l'orangerie du château, rassemblant une centaine de spectateurs, mais aussi de nombreux enchérisseurs en ligne à travers le monde. Les acheteurs provenaient de plusieurs pays, dont le Brésil, l'Allemagne, la Chine et les États-Unis. Ce phénomène international témoigne de l'attrait croissant pour l'art français au niveau global.







