Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le blocage du détroit d'Ormuz entraîne des perturbations majeures inédite dans le système énergétique mondial. Wael Sawan, le directeur général de Shell, a précisé que la reprise complète du marché pétrolier pourrait prendre "près d'un an, voire davantage".
Après 100 jours de perturbations, plus de 10 % de la production mondiale de pétrole est hors service, ainsi que 20 % de la production de gaz naturel liquéfié (GNL). Ces chiffres ont été révélés lors d'un sommet à Londres organisé par le Wall Street Journal.
En Asie, l'impact est particulièrement sévère, avec des pays tels que le Vietnam, l'Indonésie et la Thaïlande qui appliquent des mesures de rationnement de carburant. L'Inde, quant à elle, fait face à une crise similaire, tandis que le Pakistan et les Philippines réduisent leur semaine de travail à quatre jours.
Un retour à l'équilibre en perspective
Ce blocus a été orchestré par Téhéran dans le cadre des tensions avec les États-Unis et Israël, affectant gravement le transit pétrolier qui représente normalement près de 20 millions de barils par jour. Si les hostilités prennent fin, la stabilisation du marché prendra encore temps, met en garde Sawan.
Récemment, l'Iran a ciblé des bases américaines du Golfe en réponse à des frappes de Washington, intensifiant les tensions. Cette escalade survient alors que d'anciens dirigeants, comme Donald Trump, affirment être proches d'un "accord prometteur".
En mai, Shell a annoncé un bénéfice net en forte hausse au premier trimestre, boosté par des prix du pétrole élevés. Toutefois, le conflit au Moyen-Orient a considérablement impacté sa production de gaz, notamment dans les installations de Ras Laffan au Qatar, car de lourds dégâts ont été signalés.
Wal Sawan assure que tous les efforts sont déployés pour réparer les installations dès que possible, avec des équipements déjà commandés afin de relancer la production au premier trimestre de l'année prochaine.







