Dans un cadre économique en pleine mutation, Nespresso, la branche café de Nestlé, a annoncé des suppressions significatives d'emplois en France. Jusqu'à 178 postes seront concernés dans les domaines du marketing et du service client, s'inscrivant dans un vaste plan du groupe visant à réduire sa masse salariale.
Ce plan, dévoilé par le nouveau PDG Philipp Navratil en octobre 2025, vise à couper 16.000 emplois à l'échelle mondiale, avec un objectif de réduction des coûts dépassant un milliard d'euros d'ici 2027. Actuellement, Nespresso emploie environ 1.300 personnes en France.
Dans un communiqué, Nespresso a précisé que «les équipes des 53 boutiques de Nespresso en France et les forces de vente ne sont pas concernées». L'entreprise projette de regrouper ses services clients, conduisant ainsi à la fermeture de son site de Lyon. Dans le but de faciliter cette transition, Nespresso insiste sur l'importance d'un «dialogue social constructif» afin d'encourager les mobilités internes, les départs volontaires et les dispositifs de fin de carrière.
Malgré l'ampleur des réductions annoncées, Nespresso affirme qu'aucun licenciement ne sera notifié avant 2027. «Notre entreprise doit s’adapter à un marché du café en pleine évolution», a déclaré un porte-parole, évoquant la nécessité d'une «nouvelle étape de notre développement».
Le contexte est d'autant plus préoccupant que Nestlé avait largement réduit ses effectifs en avril, annonçant jusqu'à 180 licenciements supplémentaires en France dans les fonctions de soutien, incluant le siège à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) et deux centres de recherche à Tours et Lisieux. Ces mesures témoignent d'une volonté agressive de restructuration au sein du groupe, notamment face à la dynamique changeante du marché du café.







