Le coup d'envoi de la 23e Coupe du monde de football, qui se tiendra ce jeudi 11 juin à Mexico, célèbrera l'événement avec un match entre le Mexique et l'Afrique du Sud. Pourtant, en dépit d'une ambiance festive palpable, le contexte géopolitique et les préoccupations liées aux conditions d'accueil aux États-Unis soulèvent des interrogations.
Le célèbre stade Aztec, témoin des prouesses de Pelé et Maradona, sera à nouveau le théâtre des passions footballistiques. Mais le décalage entre l'excitation des fans et les turbulences mondiales ne peut être ignoré. À quel point les fervents admirateurs du ballon rond continueront-ils à accepter des compétitions entachées de controverses, notamment celles liées à la mercantilisation du sport et au changement climatique ?
Un événement gigantesque
La coupe 2026, orchestrée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, promet un événement d'une ampleur inédite. Avec 48 équipes et 104 matchs, elle se déroulera sur 16 stades, certains séparés par des milliers de kilomètres. Comme le souligne Sud-Ouest, la compétition illustre un budget colossal et des enjeux géopolitiques préoccupants.
Au cœur de tout cela, la passion pour ce sport perdure. Les préparatifs en vue de cet événement massif ont commencé dès le 10 septembre 2025, alors que des millions de supporters se sont rués sur les billets, même face à des prix exorbitants, tels que 6 730 dollars pour certaines places de finale, témoignant d'un engouement sans précédent.
Selon Gianni Infantino, président de la FIFA, cet événement attirerait jusqu'à un milliard de spectateurs à travers le monde, ce qui met en lumière l'importance du football comme un moyen de rassemblement, malgré les défis externes. Les pays émergents, comme la Jordanie et l'Ouzbékistan, se trouvent sur cette grande scène du football, tandis que d'autres nations, comme l'Écosse et l'Irak, profitent de leur retour dans la compétition après de longues absences.
Les enjeux pour la France
En France, bien que les Bleus aient récemment rencontré un désintérêt du public, leur performance en Ligue des champions a réintroduit une flamme d'excitation. Didier Deschamps, qui pourrait laisser sa place à Zinédine Zidane, possède un élan fort avec des joueurs comme Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé, positionnant les Bleus comme sérieux prétendants au titre.
Les inquiétudes subsistent concernant les tensions géopolitiques, notamment aux États-Unis, où des problèmes de visa empêchent certains joueurs de participer. Des incidents diplomatiques pourraient altérer l'image de la compétition, mais la magie du football pourrait bien dominer, offrant un moment de joie et d'unité au milieu de l'incertitude mondiale.
(1) Mexique-Afrique du Sud, à 21 heures heure française, diffusé sur M6.







