Les marchés boursiers mondiaux affichent une tendance haussière ce vendredi, animés par l'espoir d'un règlement au Moyen-Orient ainsi qu'un essor continu de l'intelligence artificielle, malgré un contexte d'inflation exacerbé par la hausse des prix du pétrole.
À New York, les indices ont ouvert en territoire positif. Le Nasdaq, dédié aux technologies, a progressé de 0,60%, soutenu par la performance d'AMD, le concurrent direct de Nvidia dans le secteur des puces pour l'IA, qui a pris 5,66% dès le début des échanges.
Le Dow Jones a enregistré une hausse de 0,54%, poursuivant sur sa lancée après un record de clôture jeudi. L'indice S&P 500 a, quant à lui, gagné 0,38%.
"Wall Street s'approche de sommets historiques grâce à un éventail sélectionné de valeurs technologiques qui dynamisent les marchés, alors que l'Europe reste sur une trajectoire plus modeste", a déclaré Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com.
En Europe, l'optimisme se fait également sentir avec des indices en hausse. Paris a progressé de 0,44%, Francfort de 1,04%, Londres de 0,15% et Milan de 0,45% à 14H00 GMT.
À Paris, le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics s'est distingué en affichant la meilleure performance du jour avec une augmentation de 4,34%.
Les résultats trimestriels de Nvidia, publiés mercredi, ont suscité un élan d'optimisme dans l'ensemble du secteur, souligne Andreas Lipkow de CMC Markets.
L'optimisme sur les marchés repose également sur la perspective d'un accord entre les États-Unis et l'Iran, visant à mettre un terme au conflit et à rouvrir le détroit d'Ormuz, à travers lequel transite 20% de l'approvisionnement mondial en pétrole.
Selon l'agence de presse Isna, le général pakistanais Asim Munir se rend en Iran pour poursuivre des discussions avec les autorités iraniennes. Bien que le Pakistan n'ait pas officiellement confirmé cette mission, Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, espère que cette visite sera bénéfique pour le dialogue en cours.
Cependant, les craintes d'une pénurie d'offre persistent, alors que les négociations sur le conflit au Moyen-Orient achoppent, notamment sur la question du stock d'uranium enrichi à Téhéran.
Vers 14H00 GMT, le baril de Brent a grimpé de 1,81% à 104,44 dollars, et le WTI américain a augmenté de 1,59%, atteignant 97,88 dollars.
"Les marchés se retrouvent dans une dynamique entre la crise énergétique et l'essor de l'IA", tempère un gestionnaire de fonds de DWS.
- L'impact économique du conflit à l'étude -
Les taux d'intérêt de la dette publique continuent à se calmer, après avoir enregistré une forte hausse en début de semaine en raison d'une inflation générée par la flambée des prix du pétrole depuis le déclenchement du conflit.
En Europe, le rendement des obligations allemandes à dix ans est redescendu à 3,04%, contre 3,10% la veille. Le rendement français a baissé à 3,66%, contre 3,72% jeudi soir.
Des indicateurs récents ont révélé un net ralentissement de l'activité économique du continent, provoqué par l'incertitude liée à la guerre.
En France, le climat des affaires reste pessimiste en mai, selon l'Insee, et le climat de l'emploi atteint son niveau le plus bas depuis la crise du Covid-19.
Malgré cela, l'Allemagne, première économie européenne, a enregistré une croissance de 0,3% au premier trimestre, toutefois les conséquences négatives du conflit pourraient impacter les performances du trimestre en cours.
Néanmoins, la confiance des entrepreneurs a connu une légère amélioration en mai pour la première fois depuis le début de la guerre, comme l'indique le baromètre IFO publié vendredi.
Dans ce climat, l'euro a perdu 0,22% face au dollar, s'établissant à 1,1593 dollar pour un euro.
- Ester Lauder et Puig abandonnent leur projet de fusion -
Le groupe espagnol de luxe et cosmétiques Puig a chuté de 13,7% à Madrid après avoir annoncé l'abandon de discussions en vue d'une fusion avec le géant américain Estée Lauder, qui, en revanche, a vu son action progresser de 11,84%.







