Shoko Kawata, élue de Yawata, près de Kyoto, a annoncé un congé maternité lors d'une période marquante pour le Japon. À 35 ans, elle est la plus jeune maire du pays et fait face à un monde politique largement dominé par les hommes. "C'est une première au niveau national pour une cheffe de collectivité territoriale," rapporte l'agence Jiji Tsushin.
Prévue pour la mi-septembre, cette maternité fera d'elle la première à bénéficier d'un tel congé, même si la loi exclut actuellement les maires des dispositifs de congé parental. En conséquence, elle a dû consulter ses conseillers pour préparer son absence de manière adéquate.
Un pas vers le changement
Shoko Kawata souhaite que son congé contribue à un débat plus large sur le statut des femmes en politique. "J'espère que ma décision encouragera une société où les femmes en position de responsabilité n'ont pas à choisir entre carrière et famille," a-t-elle déclaré, comme le rapporte NHK.
En effet, les femmes en poste de maire au Japon demeurent extrêmement rares : plus de 96 % des maires sont des hommes, note le Asahi Shimbun. Selon Mari Miura, politologue à l'université Sophia, cette situation indique une lente évolution vers l'égalité des genres : "Le congé de Kawata testera si la société japonaise est prête pour le changement."
Une culture à réformer
Le politologue Toshiaki Eto évoque un changement culturel nécessaire dans le milieu politique : "Il est temps que les collectivités locales établissent des décrets concernant le congé parental de leurs maires. La décision de Kawata doit servir d'exemple pour faire évoluer notre culture politique."







