Les distributeurs de carburants n'ont pas réalisé de marges abusives depuis le début de la crise énergétique, selon les affirmations du gouvernement. Ce dernier publiera ce mercredi des données sur ce sujet, détaillant l'évolution des marges brutes par type de distributeur (grande et moyenne distribution, stations indépendantes). La ministre déléguée chargée de l'Energie, Maud Bregeon, en a fait l'annonce après le conseil des ministres.
Une actualisation sera faite chaque semaine pour que les Français puissent suivre l'état de la situation, a-t-elle ajouté, en évoquant une "opération de transparence".
En réponse aux accusations de marges abusives, la ministre a déclaré : "Ce n'est pas ce que montre la formule de calcul que nous avons utilisée conjointement avec les distributeurs". Et de préciser que les hausses des prix des carburants sont justifiées par l'évolution des prix sur le marché international, bien qu'elles ne devraient pas aller au-delà de certaines limites.
La marge brute, qui représente la différence entre le prix d'achat du carburant en sortie de raffinerie et le prix de vente à la pompe, sert à couvrir les coûts d'acheminement et d'exploitation des stations-service. Le ministre du Commerce, Serge Papin, avait déjà signalé le 23 avril qu'un contrôle par la DGCCRF avait révélé une "petite envolée des marges" au début de la crise, mais que la situation était depuis stabilisée.
Les prix des carburants atteignent des sommets
Le prix du litre de SP95-E10 a atteint un nouveau record de 2,038 euros ce mercredi, selon des données compilées par l'AFP, basées sur les prix rapportés par 7,299 stations en France. Ce prix est supérieur de 32 centimes à celui du 27 février, date des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran.
Pour le SP98, le prix moyen s'élevait à 2,123 euros, avec une hausse de près de 30 centimes (+16,29%). Le gasoil, quant à lui, fluctue encore autour de 2,227 euros le litre. La flambée des prix est en grande partie attribuée aux tensions géopolitiques qui perturbent les exportations de pétrole en provenance du Golfe, accentuées par des frappes sur les infrastructures énergétiques.
Les secteurs les plus touchés par cette montée des prix sont ceux de la pêche, du transport et de l'agriculture, qui dépendent fortement du carburant. Les distributeurs, tels que les responsables de Coopérative U et de Leclerc, appellent à une assistance de TotalEnergies pour réduire les coûts, soulignant que leur marge de manœuvre est limitée.
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