Des anciens salariés de Brandt en quête de justice après la liquidation

Une soixantaine d'ex-salariés contestent leurs licenciements et se battent pour leurs droits.
Des anciens salariés de Brandt en quête de justice après la liquidation
Saint-Jean-La-Ruelle (Loiret), le 15 décembre 2025. L'usine française d'électroménager Brandt placée en liquidation judiciaire s'apprêtait à fermer ses portes et à licencier ses salariés. LP / Olivier Corsan

À peine cinq mois après la mise en liquidation de Brandt, une soixantaine d'ex-salariés des sites d'Orléans et de Vendôme ne baissent pas les bras. Ils s'apprêtent à engager deux actions judiciaires contre l'ex-actionnaire algérien Cevital, responsable de la fermeture brutale de l'entreprise emblématique de l'électro-ménager français.

Aux derniers jours de l'année, ces employés ont reçu leurs lettres de licenciement, après un refus retentissant de reprise en Scop. Me Fiodor Rilov, leur avocat, explique que la première procédure vise à établir la responsabilité de Cevital pour son désengagement abrupt. La seconde portera sur la nature jugée abusive des licenciements. "Nous croyons qu'une telle liquidation aurait pu être évitée, si Cevital n'avait pas décidé de se retirer ainsi", affirme-t-il.

Les ex-salariés, dont beaucoup continuent de pointer au chômage, évoquent un sentiment d'injustice. "C'est une période sombre pour nous. Après des années d'efforts, nous touchons cette réalité de plein fouet", déclare un ancien ouvrier, résumant ainsi l'état d'esprit général. Des initiatives telles que des job-datings, mises en place par la région Centre-Val de Loire, n'ont pas suffi à panser les blessures. Ces hommes et femmes questionnent également le contexte politique, se demandant si les tensions entre la France et l’Algérie n'ont pas joué un rôle dans ce drame humain.

Aucun espoir de reprise de la production à Orléans

Perdre son emploi après quatorze ans d'ancienneté, c'est un choc personnel que certains peinent à surmonter. Le rêve de relance de la production dans le Centre-Val de Loire semble désormais illusoire. Les marques de Brandt, Vedette et autres, ont été vendues pour 18,6 millions d'euros, mais avec la promesse d'une production délocalisée. Selon Hervé Giaoui, PDG de Cafom, même si la marque Brandt est officiellement disparue de la région, celle-ci pourrait continuer de vivre ailleurs.

Les ex-salariés, face à une situation nouvelle, se regroupent pour renforcer leurs efforts juridiques. Plusieurs réunions sont en cours pour rassembler les témoignages et les volontés. Espérons qu'un dénouement proche leur apportera la justice tant espérée.

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