Le vendredi dernier, l'Union européenne (UE) et les États-Unis ont établi un accord de principe pour améliorer leur coopération concernant les minerais critiques, ces ressources essentielles pour de nombreuses industries stratégiques, alors que la domination chinoise dans ce secteur suscite de vives inquiétudes.
À travers cet accord, qui a été signé en présence du secrétaire d'État américain Marco Rubio, les deux entités veulent unifier leurs efforts pour la production et l'approvisionnement en minerais critiques, face aux restrictions imposées par Pékin sur l'exportation de ces ressources indispensables pour des secteurs tels que les semi-conducteurs, les batteries de véhicules électriques, ou les systèmes d'armement.
"Les minéraux critiques sont au cœur des industries d'avenir, mais la Chine exerce une pression économique et sécuritaire à travers son contrôle des chaînes d'approvisionnement", souligne Maros Sefcovic, le commissaire européen au Commerce.
Une dépendance à risque
Maros Sefcovic a exprimé ses inquiétudes, rappelant que "la dépendance excessive à des sources uniques peut entraîner des conséquences graves", comme en témoigne la situation des hydrocarbures liée aux conflits au Moyen-Orient. "Il est crucial pour notre sécurité économique de diversifier nos sources", a-t-il ajouté.
Marco Rubio a également mis en avant que "la concentration excessive de ces ressources est inacceptable" et a déclaré que l'alliance entre l'UE et les États-Unis représente un potentiel sans précédent dans la gestion de ces minerais.
Le plan d'action envisage même d'établir des prix minimums pour ces minerais, afin d'éviter que la Chine ou d'autres puissances n'inondent le marché avec des prix trop bas. Cette collaboration pourrait également inclure la coordination des subventions, la création de stocks communs, et l'harmonisation des normes pour faciliter les échanges commerciaux, comme rapporté par le site France 24.
De plus, Sefcovic a rappelé lors d'un entretien avec le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, l'importance de l'accord commercial entre les États-Unis et l'UE qui a récemment réduit les droits de douane sur les produits européens. "L'UE fait sa part, avec 250 milliards de dollars investis en énergie et près de 290 milliards en investissements américains l'année dernière", a-t-il affirmé.







