Une soixantaine d'anciens employés de Brandt, autrefois pilier de l'électroménager français, préparent des actions légales pour dénoncer les modalités de la liquidation de leur entreprise. "Deux affaires judiciaires sont envisagées pour le mois de mai", a précisé ce vendredi leur avocat, Maître Fiodor Rilov, lors d'une déclaration à ICI Orléans.
La liquidation de Brandt, annoncée en décembre, a plongé de nombreux anciens travailleurs dans la stupeur. Les plaignants, dont la majorité ont été employés à l'usine de Vendôme (Loir-et-Cher), soulèvent des préoccupations quant à la façon dont l'entreprise a été liquidée et les licenciements qui ont suivi. D'autres d'entre eux proviennent de l'ex-filière de Saint-Jean-de-la-Ruelle, dans le Loiret.
Maître Rilov a indiqué : "Deux actions en justice vont être lancées courant mai" pour contester les licenciements qu'ils jugent "abusifs". Une première réunion a été programmée ce samedi près de l'ancienne usine de Vendôme, où la plupart des plaignants se réuniront pour discuter des prochaines étapes.
Des actions en justice visant Cevital
Les actions en justice seront dirigées contre le dernier propriétaire de Brandt, le groupe algérien Cevital, qui a acquis l'entreprise en 2014. Selon des informations divulguées sur leur site, Cevital génère un chiffre d'affaires de quatre milliards d'euros. Maître Rilov souligne : "La première action devant les prud'hommes conteste le licenciement. Nous croyons que la liquidation aurait pu être évitée si Cevital avait agi différemment."
La deuxième action se concentrera sur le tribunal judiciaire d'Orléans en responsabilité civile, également contre Cevital. L'avocat précise : "Les salariés ont des raisons d'être en colère. L'objectif est symbolique, mais nous visons également à obtenir des indemnisations pour atténuer les conséquences du préjudice subi." Cette situation met en lumière des enjeux économiques et humains significatifs, tant pour les anciens salariés que pour le paysage industriel français.







