Ce vendredi, la France a accueilli un G7 des ministres de l’Environnement à Paris, marquant un moment fort dans la coopération internationale, bien que le climat ait été en grande partie évincé des discussions. Grâce à des accords adoptés, notamment sur des sujets consensuels comme l’eau et la biodiversité, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a su saluer des résultats qualifiés d'« exceptionnels », malgré les tensions liées à la position américaine sous l'administration Trump.
Monique Barbut a expliqué que la nécessité de préserver l'unité du G7 a guidé les discussions, évitant ainsi de trop s'attarder sur des divergences sur le climat. « Notre objectif était de créer un espace de dialogue, indépendamment des changements politiques », a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.
« Discuter de la question climatique aurait exposé nos partenaires à quitter la table des négociations », a-t-elle ajouté.
Les États-Unis, représentés par Usha-Maria Turner de l'EPA, ont occupé une position délicate durant le sommet. Le Japon, par la voix de son ministre, Hirotaka Ishihara, a souligné que cette participation n’a pas eu d’impact négatif sur les débats. « Nous avons ressenti un engagement fort au sein du groupe », a-t-il affirmé.
Bien que le climat n'ait pas été au cœur des discussions, certains pays estiment que la protection de la nature est intrinsèquement liée à la lutte contre le changement climatique. La ministre canadienne de l’Environnement a rappelé que chaque effort pour préserver la biodiversité contribue également à faire face aux défis climatiques.
Les thématiques discutées ont inclus la sécurité environnementale, les catastrophes naturelles et la gestion des ressources. La France a ouvert la voie à des initiatives visant à soutenir la biodiversité avec l’annonce d’une alliance pour le financement de projets environnementaux, promettant près de 600 millions d’euros pour des interventions en Afrique.
« L’oxygène que nous respirons n’appartient pas uniquement aux gouvernements, mais à tous », a déclaré Hambardzum Matevosyan, ministre arménien de l’Environnement, soulignant l'importance d'un soutien privé dans les efforts de préservation.







