Le bilan d'activité de la Direction régionale des douanes du Centre-Val de Loire, présenté le 22 avril 2026 près d'Orléans, révèle une saisie historique de 1,6 tonne de cocaïne dans un poids lourd venant du Portugal.
« Abordons la réalité sans fausse modestie. Cette année a été particulièrement intense dans notre lutte contre le narcotrafic, » déclare Michel Mercier, directeur régional des douanes, lors de son bilan annuel. Les brigades de surveillance de la région, opérant depuis Tours, Bourges et Orléans, ont saisi près de 2,2 tonnes de drogues en 2025. Ce chiffre, très en deçà des 870 kg saisis l'année précédente, témoigne d'une réalité préoccupante.
La saisie record de 1,6 tonne de cocaïne, interceptée sur l'autoroute A10 en septembre 2025 à Tours, marque une évolution notable du trafic dans la région. Selon des experts, cette tendance s’inscrit dans un contexte national de hausse générale des saisies de drogues. « Bien que le cannabis soit toujours le marché le plus important en volume, la cocaïne a désormais surpassé ce dernier en valeur, » note un porte-parole de la Direction régionale des douanes.
71 millions d'euros de marchandises saisies
Cette lutte contre les trafics illégaux, assurée par les agents du ministère de l'Économie, reste « une priorité absolue, » précise Michel Mercier. Les saisies de cannabis et de cocaïne en 2025 sont évaluées à une valeur marchande de 71 millions d'euros. Les douanes ont également déjoué des fraudes, avec plus de 77 000 objets contrefaits, parmi lesquels 1 945 flacons de parfum immobilisés à Châteauroux lors de l'opération « Fragrance » en novembre.
Un marché de cigarettes de contrebande toujours actif
En parallèle, près d'une tonne de tabacs de contrebande a été saisie, un volume trois fois inférieur à celui de l'année précédente. Ce recul est attribué à une efficacité accrue des opérations de contrôle. Les services de douane restent toutefois vigilants, faisant état de rumeurs d'éventuelles usines clandestines dans la région, bien qu'aucune preuve tangible n'ait été documentée.
« Cela pourrait potentiellement exister ; néanmoins, aucune information concrète ne le prouve pour le moment dans le Centre-Val de Loire, » affirment les agents des douanes.







