Le projet du CDG Express, qui devrait alléger la ligne RER B, entame une phase décisive avec des tests grandeur nature d'exploitation. Depuis le 7 avril, deux à trois rames sont en circulation, sous l'œil vigilant des superviseurs, sur des trajets entre Paris-Nord et Crépy-en-Valois, afin de garantir le bon fonctionnement du matériel roulant.
"Nous devons faire parcourir à chaque train au moins 3.000 kilomètres pour nous assurer de leur performance", précise Hello Paris Services, l'opérateur du CDG Express, une filiale de Keolis et RATP Dev.
Les tests ont pour but d'habituer les conducteurs en formation à des conditions réelles sur un réseau déjà saturé. Treize rames, commandées à CAF en Alsace, sont conçues pour transporter jusqu'à 400 passagers, avec des équipements tels que la climatisation et des espaces dédiés aux bagages. Des écrans afficheront également des informations sur les vols depuis Roissy, et un personnel bilingue sera présent à bord pour aider les voyageurs, en particulier les touristes.
La liaison, longue de 32 kilomètres, promet de relier Paris au terminal 2 de l'aéroport en à peine 20 minutes, avec des départs toutes les 15 minutes, de 5h à minuit. Cependant, le projet a pris un sérieux retard en raison de recours juridiques, de la crise sanitaire et de divers problèmes liés à la construction. Il était initialement prévu pour coïncider avec les JO de Paris.
Concernant les tarifs, bien qu'aucun prix définitif n'ait encore été confirmé, on parle de 24 euros par trajet, un coût relativement élevé par rapport aux 13 euros du RER. Cette situation économique devient délicate à gérer face à un investissement global de 2,7 milliards d'euros, financé par l'État et divers acteurs, avec un objectif de 25.000 passagers par jour pour assurer sa rentabilité.







