Les marchés européens ont enregistré une baisse lundi, à seulement deux jours de l'expiration de la trêve entre les États-Unis et l'Iran, influencés par un regain de tensions dans la région et des espoirs de négociations, rapportent plusieurs sources économiques.
Dans cette ambiance morose, Paris a enregistré un recul de 1,12%, un chiffre similaire à Francfort (-1,15%) et Milan (-1,36%). Seule Londres a limité les pertes à -0,55% en raison des performances positives de British Petroleum (+2,94%) et Shell (+2,46%), soutenues par un renouveau des prix du pétrole.
La flambée des cours pétroliers est liée à des tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, notamment l'arraisonnement d'un navire iranien et des attaques sur des navires commerciaux, créant une incertitude sur la participation de l'Iran à de futures négociations au Pakistan. Les analystes s'inquiètent par ailleurs d'une possible fin imminente du cessez-le-feu.
À 16h30 GMT, le prix du Brent se situaient à 95,18 dollars le baril (+5,31%), tandis que le WTI atteignait 88,85 dollars (+5,96%). Andreas Lipkow de CMC Markets résume l'humeur des marchés : "Après un regain d’optimisme vendredi, le climat de doute est revenu ce week-end". Pour lui, la préoccupation réside dans la tendance des prix du pétrole sur le long terme plutôt que dans leur fluctuation ponctuelle.
À Wall Street, la tendance baissière s'est également installée, le Dow Jones reculant de 0,13%, l'S&P 500 de 0,33% et le Nasdaq de 0,51%. Selon Antoine Andreani, analyste chez XTB France, "les lundis sont souvent calmes et marque le début des plus bas de la semaine".
Malgré la baisse, l'indice S&P 500 a récemment atteint un nouveau sommet de 7.126,06 points, enregistrant une hausse de 1,20%, tandis que le Nasdaq a bondi de 1,52% pour la troisième séance consécutive. Andreani rappelle qu'on assiste à "l'un des rebonds les plus rapides en un siècle" à Wall Street.
Concernant les taux d'intérêt, le dollar a légèrement chuté de 0,18% face à l'euro, tandis que les taux d'intérêt à dix ans des États-Unis ont augmenté à 4,26%. En Europe, les taux d'emprunt ont également repris de l'ampleur à la faveur des tensions sur les prix du pétrole, suscitant des craintes d'inflation.
À Francfort, Commerzbank a gagné 1,16% suite à un avis positif de Barclays, en dépit d'une offre d'achat hostile de la banque italienne Unicredit, dont les actions ont chuté de 3% à Milan.







