Alors que les prix du pétrole ont connu une diminution cette semaine, le gouvernement s'est exprimé ce samedi 18 avril, appelant les distributeurs à aligner leurs tarifs des carburants. Une menace de décret de plafonnement des marges a été émise afin d'inciter les distributeurs à agir, un texte que l'exécutif espère ne pas avoir à appliquer.
Ce projet de décret vise à "éviter des effets d'aubaine", comme l'a précisé un porte-parole du gouvernement, soulignant ainsi l'importance d'une réponse rapide face à la situation actuelle sur le marché pétrolier.
Un outil de dissuasion selon le ministre de l'économie
Dans une interview accordée au Parisien, le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a déclaré que ce projet de décret représente "un outil de dissuasion". Il a ajouté : "Pour qu'une dissuasion soit crédible, il faut qu'elle soit opérationnelle, et c'est le cas". Actuellement, le prix du diesel a baissé d'environ 13,7 centimes depuis son sommet précédent. Le baril de pétrole s'établit à 90 dollars, et Lescure insiste sur le fait que les prix à la pompe devraient découler rapidement de cette chute.
La ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, partage également cette opinion, affirmant que la baisse du pétrole, qui est passée de 115 à moins de 90 dollars, doit se traduire par des réductions pour le consommateur.
Les distributeurs demandent le retrait de ce projet de décret
Toutefois, cette proposition rencontre une vive opposition de la part des distributeurs, qui réclament son retrait et plaident pour la suspension des certificats d'économies d'énergie pour diminuer les prix à la pompe. Concernant une aide éventuelle aux secteurs touchés par la flambée des prix du carburant, le ministre a précisé que "tout dépend de l'évolution de la crise". Pour l'instant, aucune pénurie n'est à prévoir, que ce soit pour l'essence, le gazole, le kérosène ou les engrais, mais la situation doit se stabiliser rapidement. Si cela ne se produit pas, la situation pourrait se détériorer, notamment en raison des tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, selon des analystes.







