Le télétravail, devenu incontournable, entraîne souvent des frais supplémentaires pour les salariés. Pour aider à couvrir ces dépenses, de nombreux employeurs attribuent des allocations forfaitaires. Mais qu'en est-il de la fiscalité de ces sommes ?
Exonération des impôts sur l'allocation télétravail
La Direction générale des Finances publiques a décidé de reconduire, pour l'année 2023, les mesures fiscales favorables concernant les allocations versées pour le télétravail. Les sommes destinées à couvrir les frais de travail à domicile, qu'il s'agisse d'indemnités, de remboursements forfaitaires ou de frais remboursés, sont en grande partie exemptées d'impôt sur le revenu. Ainsi, chaque salarié peut bénéficier d'une exonération allant jusqu'à 2,60 € par jour, soit un maximum de 57,20 € pour un mois de 22 jours de télétravail. De plus, une allocation forfaitaire annuelle spéciale peut être exonérée jusqu'à 580 €.
Dépenses déductibles liées au télétravail
Les salariés en télétravail peuvent déduire diverses dépenses professionnelles. Voici les principales catégories :
- Frais de communication: abonnement internet et téléphonique.
- Fournitures de bureau: cartouches d'encre, papier, etc.
- Dépenses liées à l'espace de travail: frais d'électricité, d'eau et d'assurance habitation.
- Matériel informatique: achats d'ordinateurs, mobilier de bureau.
En revanche, il est important de noter que les frais de repas et de garde d'enfants ne sont pas déductibles.
Déclaration de ces allocations
Lors de la déclaration des revenus, il est primordial de vérifier que les montants des allocations reçues ne figurent pas dans le revenu imposable prérempli. Cela garantit une déclaration conforme et évite des complications auprès de l'administration fiscale.







