À l'heure actuelle, partir à la retraite au taux plein nécessite d'avoir validé un certain nombre de trimestres de cotisation. Le rachat de trimestres représente une option pour ceux qui cherchent à éviter une décote sur leur pension. Mais est-ce un choix judicieux ?
Qui peut racheter des trimestres ?
Le rachat est à la portée de nombreux assurés dont l'activité professionnelle a laissé des périodes non couvertes par des cotisations. Cela inclut :
- Les années d'études supérieures sans validation de trimestres.
- Les années incomplètes pour lesquelles moins de quatre trimestres ont été validés.
- Les périodes d'apprentissage entre 1972 et 2013.
- Les activités d'assistant(e) maternel(le) exercées entre 1975 et 1990.
Coût et rentabilité du rachat de trimestres
Le coût du rachat de trimestres varie en fonction de l'âge du demandeur et du type de rachat souhaité. En effet, il est possible de racheter des trimestres seulement pour compenser une décote ou pour améliorer à la fois le taux et la durée d'assurance.
Voici quelques exemples de prix : à 30 ans, racheter un trimestre au titre du taux peut coûter entre 1 055 et 1 407 euros, alors qu'à 50 ans, cela peut atteindre jusqu'à 3 563 euros, suivant le niveau de revenus. La décision de racheter doit être soigneusement réfléchie pour mesurer l’impact sur la future pension.
Avantages fiscaux
Un aspect intéressant du rachat de trimestres est sa déductibilité fiscale. En effet, le montant payé pour racheter des trimestres est intégralement déductible des impôts sur le revenu. Cela peut alléger la charge fiscale pour certains assurés. Toutefois, il est essentiel de rester vigilant : augmenter sa pension peut parfois entraîner un passage à une tranche d’imposition supérieure.
Avant de faire un choix, il est donc conseillé d'utiliser des simulateurs proposés par l'Assurance retraite pour évaluer la rentabilité d'un rachat de trimestres en fonction de sa situation personnelle.







