La perception du corps et de la minceur diffère grandement selon les pays, influencée par les cultures, les normes sociales et les contextes économiques. Une enquête menée par Thibaut de Saint Pol et Delphine Robineau a mis en lumière ces variations et a analysé la dichotomie entre l'idéal et la réalité corporelle dans treize pays différents.
Les visions opposées entre hommes et femmes
Dans de nombreux pays, la valorisation de la minceur varie considérablement entre les sexes. En France, par exemple, l'idéal de minceur reste très ancré, particulièrement chez les femmes. À l'inverse, chez certains hommes de milieux populaires, l'embonpoint peut être perçu comme un signe de virilité. À l'échelle européenne, la fascination pour la minceur est commune, à l'exception notable de l'Irlande, où hommes et femmes ne se soucient guère de leur silhouette.
Les contrastes culturels à travers le globe
- En Corée du Sud, les standards de beauté sont extrêmement fins, tandis que l'Uruguay se distingue par une quête de minceur plutôt masculine.
- En Nouvelle-Zélande et en République dominicaine, les femmes semblent moins soumises à ces canons de beauté.
La réalité face à l'idéal
En Corée du Sud, le décalage entre l'image idéale et la réalité corporelle est réduit, bien que l'IMC y soit plus élevé. En revanche, les résultats sont divergents pour les hommes en Uruguay, dont la corpulence est généralement supérieure aux attentes. Aux Philippines, les IMC des hommes et des femmes sont très bas, mais cela ne se traduit pas nécessairement par un souci de l'esthétique mince. En France, malgré une forte pression sociale, environ 60 % des femmes souhaitent perdre du poids, illustrant une continuité dans la lutte contre les normes de beauté difficiles à atteindre.







