Dans les archives – En mars 1973, la cathédrale Saint-André de Bordeaux faisait face à des problèmes d’humidité dévastateurs et des rénovations urgentes étaient nécessaires. Le clergé local, inquiet, s’alarmait des faibles investissements de l’État pour cette œuvre patrimoniale. Comme l’indiquait un rapport de Sud Ouest, des infiltrations d’eau avaient gravement endommagé la structure, mettant en danger les fondations.
Observée depuis une voiture, nombreux étaient ceux qui ignoraient que cette majestueuse cathédrale était souffrante, victime d’un semi-abandon de la part des autorités culturelles. Des responsables, lors d’un congrès récent, décrivaient même ce ministère comme un simple mystère.

Ce diagnostic peu encourageant révèle l’ampleur des dégradations. Selon le chanoine Lescoutra, archiprêtre de Saint-André, les infiltrations se multipliaient, rendant certaines chapelles inutilisables. Tout cela se passe alors que l'État ne dispensera que des aides dérisoires pour une restauration efficace.
Souillures et inondations
La situation est critique : les chêneaux obstrués débordent et l’eau s’accumule dans des vasques, engendrant des dégâts visibles sur les peintures polychromes. Ces désagréments sont aggravés par des intempéries fréquentes et prolongées qui essoufflent la structure. Le chanoine s'inquiète de la » dégradation« de ce trésor architectural alors que des travaux de soutien se font cruellement attendre.

Les experts estiment que les pilotis soutenant les fondations sont désormais en péril. Les sources d’humidité entraînent une décomposition des structures de bois en contact avec l’air, exacerbant la situation déjà critique.
Pour le chanoine Lescoutra, la solution passe par un entretien régulier et une restauration sérieuse de l’extérieur. Pourtant, est-on vraiment capable de sauver ce qui reste de cette merveille architecturale ? La vigilance reste de mise alors que l’histoire de la cathédrale Saint-André attend son avenir.







