Lors des festivités de Pâques, le gigot d'agneau est un incontournable sur les tables françaises. Pourtant, la majorité de cette viande savoureuse que l'on trouve dans les supermarchés vient de Nouvelle-Zélande. Mais pourquoi cette distance si grande pour un plat traditionnel ? Il faut d'abord comprendre que le coût moyen au kilo de cette viande atteint environ 13 euros, et souvent, cela correspond à des produits d'importation.
La France, qui n'est plus un leader en matière d'élevage, peine à produire suffisamment d'agneaux pour satisfaire la demande. Selon RTL, il y a une réelle disparité de prix, d'autant plus que l'agneau néo-zélandais, malgré une hausse de 25% cette année, reste bien moins onéreux que son homologue français, même en incluant les frais d'acheminement.
La vente de laine d'agneau fait baisser son prix
Les éleveurs néo-zélandais profitent d'un nombre important de brebis, ce qui leur permet de diminuer leurs coûts d'exploitation. En plus de produire de la viande, ces animaux sont aussi élevés pour leur laine, source de revenus non négligeable. Selon des experts du secteur, comme ceux cités dans le magret de canard, cela permet aux producteurs de vendre leur viande à des prix plus bas, car leurs revenus de la laine compensent largement les coûts.
Certains ménages en France dénoncent cette situation, y voyant un dumping, une pratique qui consiste à vendre à l'étranger à des prix inférieurs à ceux pratiqués localement. Ce phénomène soulève des interrogations, d'autant plus que l'Union européenne a signé un accord de libre-échange facilitant l'importation à des tarifs douaniers très bas.







