Le prix du carburant continue de grimper, atteignant plus de 2 euros le litre pour le SP 95 et le gazole dans plusieurs régions, dont le Béarn et la Bigorre. Cette hausse est directement liée aux tensions au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d'Ormuz, touchant en premier lieu les professionnels des transports.
Maxime Tauzin, directeur de l’agence de transports Lataste à Pau, constate : "Cela fait une semaine que l’activité a diminué. Normalement, nous serions en pleine effervescence, mais là, nous ne sommes pas débordés. C'est inquiétant pour l'avenir."
Des mesures pour soutenir les professionnels du transport
En Nouvelle-Aquitaine, la Fédération nationale des transporteurs routiers rapporte que 75% des entreprises rencontrent des problèmes de trésorerie. Olivier Hiceb précise : "Les transporteurs mettent en place diverses mesures pour réduire leurs coûts, comme éviter les retours à vide ou adopter l'écoconduite, mais cela reste insuffisant face à la crise actuelle." Pour répondre à cette situation, le gouvernement a annoncé trois mesures pour aider le secteur : le report des cotisations sociales, l’étalement des échéances fiscales et la mise en place de prêts à court terme pour les petites entreprises.
Ironiquement, cette flambée des prix profite au covoiturage. Selon des données de BlaBlaCar, la semaine dernière a vu un bond de 100% des nouvelles inscriptions sur la plateforme, avec une augmentation de 40% des places disponibles. Au parking de covoiturage de Lescar, près d’Emmaüs, les places sont souvent prises d’assaut. Zoé, étudiante à Pau, affirme : "C'est nettement moins cher en covoiturage. Avant, mon plein coûtait 50 euros, et maintenant, ça devient difficile !"
Des différences de coûts significatives
Pour Adrien, qui se rend à Bordeaux, l'option du covoiturage est vite adoptée : "Quand je prends ma voiture, l'aller-retour sur l'A65 me coûterait près de 100 euros. En covoiturage, je ne paie que 18 euros pour l'aller. Cela génère des économies significatives et c'est également meilleur pour l'environnement quand on partage les trajets."
Depuis le début de cette semaine, le prix du baril de Brent a chuté de près de 12% suite à des discussions sur un potentiel plan de paix avec l'Iran mentionné par le président américain. La grande distribution s’est engagée à transmettre rapidement cette baisse aux consommateurs, comme l'explique France Bleu : "Nous allons répercuter immédiatement cette baisse des prix du pétrole sur le carburant."







