Ce mercredi, la Commission européenne a officialisé le choix de Lille pour établir le siège de sa future Autorité douanière. Ce projet générera 250 emplois pour la métropole des Hauts-de-France, qui était en compétition avec des villes comme Rome, Varsovie et Porto.
La décision a été prise par le Parlement européen et le Conseil de l’UE, qui avaient chacun présélectionné Lille et Rome, sans concertation préalable. La compétition s'est intensifiée à travers plusieurs tours de vote.
Une implantation stratégique
Prévue pour 2028, l’Autorité douanière de l’Union européenne (EUCA) sera un pilier majeur de la modernisation des systèmes douaniers, favorisant un échange de données fluide entre les 27 pays membres.
« Réussite collective », a commenté le maire de Lille, Arnaud Deslandes sur X. « La position géographique de Lille au croisement de l’Europe était un atout indéniable », a-t-il ajouté.
Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, a exprimé sa satisfaction, soulignant que ce choix met en lumière le rôle clé de la région sur la scène européenne.
Dirk Gotlink, eurodéputé néerlandais, a précisé que ce choix démontre le poids de la France dans les affaires douanières de l’UE. "Chaque jour, un colis sur trois entrant dans l'UE passe par la France. Lille, en tant que carrefour européen, devient ainsi le centre névralgique de l’autorité douanière", a-t-il déclaré.
Le futur bâtiment de l’autorité sera situé à Euralille, à proximité des gares principales, facilitant les opérations logistiques.
Cette initiative permettra également de simplifier les procédures douanières, alors que le secteur fait face à un afflux de colis en provenance de l’étranger. La modernisation des services douaniers devient indispensable, notamment face à l’augmentation des petites expéditions.







