L’expression « choc pétrolier » s’appliquait, a concédé le ministre de l’Économie français Roland Lescure, « à la situation internationale et en aucun cas à la situation française ».
Roland Lescure a-t-il agi trop rapidement ? Alors que la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran déchire le Moyen-Orient et entraîne une montée des prix du pétrole, le ministre de l’Économie a déclaré, le 25 mars 2026, qu'il regrettait son utilisation de l'expression « choc pétrolier », précisant que celle-ci se rapportait uniquement à la scène internationale, pas à la situation en France.
Il a défendu l'idée que la France « est mieux préparée, moins exposée que ses voisins européens, et encore plus que les pays asiatiques directement affectés par l’interruption des flux pétroliers dans le détroit d'Ormuz ». M. Lescure a également souligné : « Ce terme de choc est pertinent dans certains pays asiatiques où des mesures de rationnement sont mises en place ». Heureusement, a-t-il ajouté, « nous n’en sommes pas là en France ».
97 % des stations-service fonctionnent
Le ministre a expliqué que la France avait « libéré de manière ponctuelle 250.000 barils » de ses réserves pour remédier à des pénuries localisées : « nous n’avons pas de problème d’approvisionnement à court terme pour le gasoil, le kérosène ou l’essence ». En effet, selon des données officielles, 97 % des stations-service opèrent normalement sans rupture de carburant.
Lors d'une récente session auprès de la commission des finances de l’Assemblée nationale, il avait à nouveau évoqué les troublantes conséquences de la situation au Moyen-Orient, qualifiant ces événements d'« un nouveau choc pétrolier » et un avertissement pour les finances du pays. Il a noté que « si ce choc énergétique perdure au-delà de quelques semaines, cela pourrait entraîner des effets plus larges sur l’économie, menant à une crise systémique ».







