À La Baule, les citoyens se préparent à faire leur choix parmi quatre candidats lors du second tour des élections municipales, prévu dimanche 20 mars. Avec la gauche à 12% et le Rassemblement National (RN) à 10%, l'élection se joue principalement entre le maire sortant, Franck Louvrier, qui arrive en tête avec 43%, et sa rivale Laëtitia Sibillotte-English, ancienne membre d'Horizon, à l’étiquette sans affiliation. Cette situation met en lumière une fracture interne à la droite locale, accentuée par les récents débats qui ont agité le paysage politique.
La candidate sans étiquette, qui espérait obtenir le soutien d'Horizon, s'active pour toucher l'électorat baulois, tout en tentant de gérer les polémiques entourant sa candidature. Les tensions se sont exacerbées lorsqu'un échange avec Anne Boyé, candidate de gauche, a suscité des interprétations divergentes. "Il n’a jamais été question de fusion", précise Laëtitia, tandis qu'Anne répond : "Il est surprenant qu'on me demande un désistement. Les Baulois doivent avoir le choix." Cette réponse souligne le désir de diversité politique dans la ville, souvent perçue comme exclusive.
Dans ce cadre, Marc Lelièvre, candidat RN, avance que l'élection se résume à un choix entre deux formes de droite, tout en tentant d'attirer le vote des électeurs mécontents. Quant au camp de Franck Louvrier, un proche du maire, Bertrand Plouvier, a dénoncé les manœuvres opportunistes de l’adversaire : "Une ville nécessite une vision durable, pas des arrangements de dernière minute." Louvrier lui-même, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, a affirmé qu'il ne perdrait pas son cap, refusant les alliances douteuses.
De son côté, Laëtitia Sibillotte-English a réagi en lançant des accusations contre le camp adverse, affirmant qu'elle n'avait rien à apprendre de ceux qui l'entourent, tout en promettant un programme centré sur le changement. Bien que son équipe ait reçu accueil favorable lors de campagnes de porte-à-porte, les avis des Baulois demeurent partagés. Certains se sentent stables et satisfaits, tandis que d'autres expriment leur désir d'un renouveau radical pour une ville souvent comparée à un "Ehpad à ciel ouvert".
Alors qu'on s'approche du vote, la tension monte. Franck Louvrier cherche à se raffiner comme "le maire de tous les Baulois", mais les fractures au sein de la droite mettent en lumière des défis auxquels il pourrait être confronté si les électeurs choisissent de diversifier leurs options.







