Près de huit ans après la disparition de leur sœur au Japon, Sybille et Damien Véron seront reçus ce vendredi 20 mars à l’Élysée. Ils interpellent les autorités françaises et japonaises afin que la police nationale japonaise prenne en charge l’enquête, qui, selon eux, souffre de lacunes importantes, d’après La Nouvelle République et ICI Poitou.
Tiphaine Véron, âgée de 36 ans à l'époque, a disparu à Nikkō lors d’un voyage au Japon en juillet 2018. La famille sollicite l'intervention de la police japonaise pour faire progresser une enquête piétinante depuis trop longtemps. Cette réunion à l’Élysée fait suite à une pétition qui a recueilli plus de 44 000 signatures, montrant l’engagement du public autour de cette affaire. Selon Damien Véron, il est crucial que la diplomatie française s’active pour que l’enquête ne soit plus uniquement liée aux autorités locales, mais sous la houlette de la police japonaise à Tokyo.
L’hôtelier, principal suspect
Les proches de Tiphaine Véron dénoncent un manque de rigueur dans les investigations menées depuis sept ans et demi. Ils affirment détenir des preuves montrant que Tiphaine n’a jamais quitté son hôtel le 29 juillet 2018 avant 11h40, contredisant ainsi la version de l’hôtelier de Nikkō. Damian Véron s’interroge sur la protection dont bénéficierait ce dernier, considéré par la famille comme le principal suspect. "Sans l’intervention de la police nationale, nous comprenons que l’enquête ne peut être menée de manière objective," a-t-il déclaré à ICI Poitou, regretant l'absence d'avancées dans les investigations malgré le soutien de l’ambassade de France.
Depuis 2023, le pôle "cold case" de Nanterre examine l'affaire, une instruction étant toujours ouverte en France. Les proches espèrent que cette rencontre avec les autorités à l’Élysée marquera un tournant décisif pour faire avancer les démarches et établir une réelle coopération entre la France et le Japon.







