Selon La Tribune, le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une réunion de crise pour discuter de la production de missiles air-air Mica, dont les réserves sont sursollicitées en région Moyen-Orient.
Actuellement, le pays est en proie à un vif débat au sujet du stock de munitions de missiles MICA. Les tensions se multiplient entre l’état-major des armées, la Direction générale de l’armement (DGA) et le fabricant MBDA.
Après 16 jours de conflits intenses en Iran, les Rafale ont épuisé leur stock de MICA, utilisés pour défendre les Émirats Arabes Unis en vertu d’un accord de défense. Cette situation alarmante s’explique par l’efficacité exceptionnelle de ces missiles face à de nombreux drones Shahed.
Le MICA trop cher pour les drones Shahed ?
Le stock de MICA se réduit à vue d'œil. C'est pourquoi le Premier ministre a réuni ce mardi à Matignon l'état-major des armées, la DGA, et le fabricant MBDA dans le but de « trouver des solutions capacitaires durables ». Cette réunion revêt une importance cruciale, car elle pourrait déterminer la future stratégie de défense du pays.
Selon les informations de La Tribune, l'EMA critique la DGA pour sa décision de dépenser des millions d’euros pour intercepter des drones Shahed jugés « low-cost ». En réponse, la DGA se défend en affirmant qu'une capacité supérieure est nécessaire pour garantir l’efficacité sur le terrain.
La situation se complique avec MBDA, qui a été critiqué pour ses retards dans la livraison des missiles MICA, alors même qu’une commande d’armement aurait nécessité une accélération. Les experts de l’industrie, craignant des conséquences sur le terrain, demandent une clarification rapide des responsabilités.
Le missile MICA, pesant 112 kg et mesurant 3 mètres, revendique une portée de 80 km, ce qui en fait un élément clé des opérations d'interception. D’ici 2030, un successeur est prévu : le MICA NG, conçu pour s’adapter aux nouvelles exigences militaires.







