Le blocage du détroit d'Ormuz en raison des tensions en Iran provoque une flambée des prix des carburants traditionnels, atteignant jusqu'à 2,10 euros le litre. En revanche, les carburants alternatifs comme le bioéthanol E85 et le GPL affichent des prix beaucoup plus stables, selon les données révélées par Carbu.com. Alors que le bioéthanol E85 ne coûte en moyenne que 0,80 euro, il a connu une légère augmentation de seulement 4 % durant le mois dernier.
Des experts en énergie, comme ceux du Gaz Mobilité, notent que cette situation est significative pour les consommateurs. La plupart des Français, qui roulent en voiture à essence ou diesel, souffrent de ces hausses considérables. Cependant, ceux qui utilisent des carburants alternatifs échappent en partie à cette crise économique.
Pour le GPL, qui se situe actuellement autour de 0,973 euro le litre, les prix ont même connu une baisse de 2,5 % sur l'année, rendant ce carburant de plus en plus attractif. Tandis que le GNV, principalement destiné aux professionnels, reste à un prix légèrement au-dessus d'un euro. Malgré cela, le marché de cette alternative peine à se développer, avec moins de 400 stations en France proposant le GNC ou le GNL.
L'hydrogène, un carburant en devenir
L'hydrogène, malgré son potentiel, reste un carburant particulièrement cher, avec des prix variant entre 10 et 20 euros par kilo. Selon les estimations d'Engie, ce coût frôle celui des carburants traditionnels, mais l'investissement dans des véhicules à hydrogène demeure prohibitif, souvent compris entre 60.000 et 80.000 euros.
En résumé, alors que la crise géopolitique actuelle alimente une forte inquiétude quant à l'approvisionnement des carburants traditionnels, les alternatives émergent comme des options économiques. Les consommateurs commencent enfin à voir les avantages des carburants alternatifs dans un contexte de tensions internationales.







