Le Rassemblement national s'est qualifié pour le second tour des élections municipales à Marseille, mais la situation des alliances est complexe. Alors que le maire sortant, Benoît Payan, refuse de s'allier avec La France insoumise (LFI), la candidate Les Républicains, Martine Vassal, a confirmé son maintien en course.
Les résultats du premier tour, qui se sont tenus le 12 mars, placent Benoît Payan (36,70%) en compétition serrée avec Franck Allisio du RN (35,02%). Martine Vassal a obtenu 12,41% des voix, tandis que Sébastien Delogu de LFI a recueilli 11,94%, un écart qui laisse présager des négociations tendues dans les prochains jours. Le second tour est fixé au 22 mars, et le climat politique est chargé d'incertitudes.
Le maire sortant a clairement indiqué son souhait de ne pas s'associer avec LFI, ignorant la proposition de collaboration de Sébastien Delogu. Ce dernier avait exprimé sa volonté de tendre la main à Payan pour envisager une alliance de gauche. Les experts politiques, tels que François Dupont, analyste au sein de l’Institut de politique publique, soulignent que cette situation pourrait renforcer la dynamique du RN à Marseille, une ville où les tensions politiques prennent une tournure particulière.
Les responsables politiques disposent jusqu’au 17 mars à 18 heures pour décider de leur stratégie : maintenir leur liste, fusionner ou se retirer. Ce délai crucial entraîne des tractations en coulisses. Selon une analyse de Le Monde, les candidatures en présence pourraient également influencer les résultats du second tour.
Dans ce contexte, les élections municipales s’annoncent plus que jamais sous haute tension, et l’issue reste incertaine.







