Après de longues heures de négociations au siège de Stellantis à Poissy, la direction a finalement convenu d'une augmentation des salaires allant jusqu'à 2,1 %. Une décision jugée insuffisante par de nombreux syndicats, à l'exception de la CFDT, qui semble satisfaite du résultat compte tenu du contexte économique difficile.Les discussions, qui ont duré neuf heures et impliqué cinq tours de table, ont cristallisé les tensions entre la direction et les représentants des salariés. Les syndicats se sont exprimés avec des attentes élevées, mais le collectif a dû faire face à une réalité moins engageante, la proposition de la direction étant de 1,9 % d'augmentation générale, avec un possible ajustement atteignant 2,1 %. Ce chiffre reste en dessous des 2,5 % initialement réclamés par la majorité des syndicats.
« Un foutage de gueule » selon la CGT
Jérôme Boussard, délégué CGT à l'usine de Sochaux, n'a pas caché son mécontentement. Selon lui, les demandes des employés, qui souhaitaient une augmentation de 400 euros mensuels et l'embauche d'un millier d'intérimaires, n'ont pas été prises en compte. Il a déclaré : « Cela équivaut en gros à un montant de 17 euros nets, une somme dérisoire au regard des besoins des travailleurs face à la hausse du coût de la vie. C’est un véritable foutage de gueule ! » Sa position indique une fracture entre les attentes des syndicats et les résultats obtenus.
La CFDT plutôt satisfaite
En revanche, du côté de la CFDT, la réaction est plus nuancée. Benoit Vernier, délégué syndical, a reconnu que les augmentations s'inscrivent dans un cadre économique délicat. Il a expliqué que l'enveloppe des augmentations reste comparable à celle de l'année précédente, mais que le contexte a radicalement changé. « L’an passé, l’inflation était bien plus élevée. Actuellement, nous sommes sur des taux très bas », a-t-il expliqué, soulignant le fait que l'origine de la situation économique actuelle est liée à la transition vers un modèle électrique, comme l'a rapporté Le Monde.
Des primes conditionnées à l'annonce des résultats du groupe
Les syndicats sont désormais dans l’attente des résultats financiers de Stellantis qui seront publiés le 26 février. L'an passé, les salariés avaient droit à une prime de participation de 1 500 euros, mais cette année, l'incertitude est palpable. Benoit Vernier a exprimé des préoccupations : « Nous espérons obtenir des primes, mais celles-ci sont conditionnées aux résultats économiques. Nous n’avons pas la garantie d’un versement, ce qui suscite inquiétude parmi les employés. »







