Le département du Loiret a réalisé une analyse du trafic autour du pont Val de Loire, mis en service en mai 2023. Les premiers résultats montrent une fréquentation encourageante, mais des communes comme Mardié et Sandillon font face à des augmentations de trafic considérables.
8.000 véhicules par jour sur le nouveau pont
Le 12 mai 2023 a marqué l'achèvement du projet de déviation de Jargeau, qui a nécessité 25 ans de travaux et coûte au total 94 millions d'euros, financé en grande partie par le Loiret. Selon les données recueillies, le trafic sur cette nouvelle déviation s'élève déjà à 66 % des prévisions établies pour les dix prochaines années. Chaque jour, environ 6.255 véhicules passent par le contournement nord-ouest de Saint-Denis-de-l'Hôtel, dont 9 % de poids lourds. Le pont Val de Loire enregistre déjà un fort trafic avec 8.286 véhicules quotidiens, dont 7 % de poids lourds. L'objectif est d'atteindre 11.000 véhicules d'ici 2035.
“Pour Jargeau et ses habitants, c'est une réussite”
Pour les responsables du département, la déviation joue son rôle de rabattement et de report avec des résultats visibles à Jargeau. En effet, le trafic sur l'ancien pont a chuté de 29 %, notamment grâce à une réduction significative du passage des poids lourds, qui est passé de 1.500 à seulement 26 par jour. Hervé Gaurat, vice-président chargé de l'aménagement du territoire, se réjouit de cette évolution en soulignant qu'il n'y a plus de bouchons le matin ou le soir, offrant ainsi un réel avantage aux habitants grâce à une diminution des nuisances sonores. La situation est également favorable sur la RD 921, où le trafic a diminué de 57 % et de 20 % pour la RD 960 à Saint-Denis-de-l'Hôtel.
Des revers du succès pour Sandillon et Mardié
Toutefois, cette amélioration dans certaines zones ne se vérifie pas partout. Les communes de Mardié et Sandillon voient leur trafic quotidien augmenter de manière alarmante. À Mardié, le nombre de véhicules est passé de 5.092 à 6.718, soit une hausse de 32 %. Plus inquiétant encore, Sandillon enregistre désormais près de 10.000 véhicules par jour, contre 6.437 auparavant, ce qui représente une augmentation de 53 %. Hervé Gaurat a reconnu ce problème : “Ce sont effectivement des points de vigilance. Nous avons été alertés par les communes et sommes prêts à les accompagner pour proposer des solutions d'aménagement.” Un peu plus de temps sera nécessaire pour établir si ces changements sont définitifs ou s'ils s'ajustent avec le temps.







