La Réserve fédérale américaine (Fed) a ouvert ce mardi une réunion très attendue, marquant ainsi son premier rendez-vous de l'année 2026, durant laquelle un statu quo sur les taux d'intérêt est pressenti. Cette situation ne ravit pas le président Trump, qui exerce une pression constante sur la banque centrale.
Démarrée à 10h00 (15h00 GMT) en huis clos, la réunion devrait durer jusqu’à mercredi. Elle se déroule à un moment délicat, à peine une semaine après l’annonce par Jerome Powell, président de la Fed, d’une procédure judiciaire à son encontre, potentiellement source de poursuites pénales. Il a clairement dénoncé cette manœuvre, la qualifiant d’intimidation visant une institution qui ne suit pas les instructions du président.
Depuis son retour à la présidence, Donald Trump a exprimé à maintes reprises le souhait d’une forte diminution des taux directeurs, lesquels influencent directement les coûts d’emprunt. En 2025, la Fed a maintenu ses taux inchangés une bonne partie de l’année, préoccupée par l’impact des droits de douane instaurés par Trump sur la stabilité des prix.
À partir de septembre, l’institution avait toutefois initié une série de baisses des taux, face à une tendance préoccupante, notamment une stagnation des créations d’emplois. Les désaccords au sein de la Fed se sont accentués, alors que l’inflation continue de grimper au-delà de l’objectif fixé de 2%, atteignant 2,8% sur un an en novembre dernier, comme l’a rapporté Le Monde.
Les marchés financiers s’accordent à prévoir que la Fed optera pour le statu quo lors de cette réunion, selon l'outil de veille CME FedWatch. Cependant, un membre du conseil, Stephen Miran, nommé par Trump, pourrait faire entendre un avis dissident, visant à des baisses plus significatives. Miran a jusqu’ici plaidé pour une réduction d’un demi-point de pourcentage, contrairement à la tendance des votes des autres membres, qui se sont souvent portés sur un quart de point.
Actuellement, les taux d’intérêt se situent entre 3,50% et 3,75%. Ce contexte tendu soulève des enjeux cruciaux pour l’avenir économique des États-Unis, en pleine tourmente politique.







