À partir de ce lundi, les médecins de ville et les cliniques se lancent dans une grève de dix jours, motivée par des préoccupations croissantes concernant le budget de la Sécurité sociale pour 2026. Selon les syndicats, ce mouvement devrait toucher une grande majorité des praticiens, avec des ouvertures de cabinets et des opérations programmées paralysées.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a récemment annoncé des mesures pour garantir la continuité des soins durant cette période de mobilisation. Dans une déclaration faite dimanche, elle a affirmé avoir organisé avec les agences régionales de santé (ARS) des dispositions pour que les citoyens ne soient pas en danger : « J'ai pris des mesures pour organiser la permanence des soins », a-t-elle expliqué.
Elle a également évoqué la possibilité de recourir à des « réquisitions » si nécessaire pour assurer l'accès aux soins, tout en respectant le droit de grève. « Je vais m'assurer que nos concitoyens puissent être soignés, tout en permettant aux professionnels d'exercer leur droit de grève », a-t-elle ajouté.
Les revendications des médecins libéraux, soutenues par des organisations telles que la CSMF, comprennent une opposition à un contrôle accru sur les arrêts de travail et une perception grandissante des dépassements d'honoraires. Ces derniers, selon Rist, ont conduit à des paroles alarmantes : « Il y a une augmentation exponentielle de ces dépassements, et certains patients renoncent aux soins pour des raisons financières. »
Des analyses récentes de l'Observatoire des soins de santé, citées par Franceinfo, corroborent ces inquiétudes, mettant en avant que près de 30 % des Français ont retardé une consultation ou des soins médicaux en raison des coûts associés.
En parallèle, Stéphanie Rist se prépare pour les élections législatives de janvier, offrant ainsi un contexte politique à cette grève qui soulève des enjeux cruciaux tant sur le plan sanitaire que socioéconomique.







