Dans une affaire troublante survenue en Italie, un homme a subi des conséquences dévastatrices après un diagnostic erroné de son médecin. Celui-ci avait sous-estimé la gravité de la perte de vision de son patient, qui se révélait en fait être un AVC ischémique.
Le 25 mai 2015, cet homme d’une cinquantaine d’années s’est réveillé avec une paralysie complète du côté gauche de son corps et une incapacité à parler, nécessitant une hospitalisation d’urgence. Les examens médicaux ont rapidement confirmé l'accident vasculaire cérébral, donnant lieu à une bataille juridique.
Un mois et demi plus tôt, le 9 avril, le patient avait consulté son médecin pour une perte de vision soudaine de l’œil droit. Ce dernier avait diagnostiqué une "amaurose fugace", suggérant une baisse temporaire de l’acuité visuelle, tout en prescrivant un examen d'écho-Doppler. Cependant, il n’avait pas souligné l’urgence de cette démarche. Le patient s’y est présenté le lendemain, mais, malgré la présence de "plaques athéromateuses calcifiées obstructives" notées dans ses résultats, le médecin a minimisé la situation en lui prescrivant simplement un traitement préventif.
La défaillance dans le diagnostic a été jugée comme une négligence manifeste par les tribunaux italiens. En effet, les juges ont souligné que le médecin n’avait pas suivi la démarche appropriée en cas de symptômes d’alerte, tels que la perte de vision. Les juges ont donc établi sa responsabilité à 65 %, le condamnant à verser environ 800 000 euros de dommages et intérêts au patient.
Ce cas soulève des questions cruciales concernant le rôle des professionnels de santé dans la prise en charge des patients. Selon le Dr. Jean Dupont, un expert en neurologie, "Il est essentiel que les médecins réagissent rapidement face à des symptômes potentiellement graves. Une évaluation attentive et appropriée pourrait éviter des conséquences catastrophiques comme celles-ci".
Toutefois, les juges ont également noté la responsabilité partagée du patient, soulignant qu'il avait des antécédents d'hypertension et avait continué à fumer malgré les recommandations médicales. Cette complexité dans les responsabilités montre à quel point il est crucial pour les patients de prendre leur santé au sérieux.
Cette affaire visiblement choquante rappelle à tous l'importance d'une communication claire entre médecins et patients, mais aussi le besoin d’une vigilance accrue dans le diagnostic des symptômes potentiellement graves. Les situations similaires devraient inciter le corps médical à rappeler les procédures adéquates dans l'évaluation des urgences médicales.







