Louis, retraité et résident des Grésilles depuis plus de soixante ans, exprime sa frustration face à la transformation de son quartier autrefois paisible. “C’était un endroit calme, mais aujourd’hui, le trafic de drogue et les incendies détruisent tout,” souligne-t-il, exprimant un sentiment de désespoir. Il espère un meilleur avenir pour 2026, mais demeure sceptique, se demandant si leurs voix sont réellement entendues.
Le quartier a effectivement souffert cette année, avec la destruction de plusieurs bâtiments, notamment la médiathèque et la salle Camille Claudel, des événements attribués à des cartels de drogue, selon les autorités locales. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a même fait une visite express pour affirmer que les actions du gouvernement ne fléchiraient pas face à cette violence.
“On n'est pas en sécurité !”
Dans les rues, Michelle, Danièle et Sylvie, trois amies, partagent ce sentiment d’insécurité. “Nous vivons dans la peur,” confie Michelle, dont le petit-fils a été traumatisé par l'incendie du collège Champollion. Elle note que malgré la présence policière, qui semble rassurante, la crainte d’un nouvel incident demeure présente. “Avant, il y avait des événements festifs qui réunissaient la communauté. Maintenant, les gens préfèrent rester chez eux,” ajoute-t-elle, regrettant la perte de l'unité autrefois palpable dans le quartier.
Atteindre la paix par le dialogue
Alors que l'opinion sur la réponse gouvernementale varie, certains habitants comme Mariam plaident pour la compréhension plutôt que la répression. “Quand on attise la haine, ça crée des dégâts,” prévient-elle, appelant à un dialogue avec les jeunes pour les aider à sortir de cette spirale violente.
Réputation à reconstruire
La réputation des Grésilles est durement éprouvée, mais d'autres voix, comme celle de Nadine, se lèvent pour défendre la qualité de vie dans le quartier. “Il y a aussi de nombreux commerçants formidables ici,” souligne-t-elle, réfutant l'idée que les incendies définissent l'identité du quartier. “Oui, le trafic est visible, mais ce ne devrait pas être notre seule image,” argue-t-elle.
Une lutte inégale pour la reconnaissance
Les résidents des Grésilles partagent un sentiment d’isolement et d’abandon par les autorités. “Nous ne sommes pas soutenus comme il le faudrait,” s’indigne Michelle. Selon une étude de l’INSEE, près d'un tiers de la population locale vit sous le seuil de pauvreté, ce qui complique d’autant plus leur combat pour une amélioration de leurs conditions de vie.
En conclusion, alors que les Grésilles continuent de faire face à de nombreux défis, les voix des habitants se font entendre, appelant à une action concertée et à une attention accrue de la part des élus pour revitaliser ce quartier emblématique de Dijon.







