Le Rainbow Warrior, un ancien chalutier, a été racheté par l'ONG Greenpeace dans les années 1980 pour protester contre les essais nucléaires français dans le Pacifique. Le 10 juillet 1985, alors que le navire était amarré à Auckland, en Nouvelle-Zélande, il fut coulé par deux agents de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) lors d'une opération censée être un simple sabotage.
Au cœur de la nuit, explosaient deux charges placées sur la coque du navire. Ce qui devait être un acte de sabotage se transforma en tragédie lorsque le photographe néerlandais d’origine portugaise, Fernando Pereira, rentrant dans le navire plus tôt, ne put échapper au naufrage. Cette tragédie a choqué le monde et déclenché une tempête diplomatique. Le 22 septembre 1985, le Premier ministre français, Laurent Fabius, admit que la France était responsable de cet acte, mettant en lumière l'implication du gouvernement français dans ce désastre et provoquant une indignation internationale.
Des mois après cet événement, la révélation des mensonges entourant cette affaire a fait grand bruit. Selon l’article de Sud Ouest, l’affaire a été jugée si scandaleuse qu’elle a ébranlé la confiance du public envers les institutions françaises.
En réaction à la portée mondiale de l'événement, des experts en géopolitique comme Thomas Blin, chercheur en sécurité internationale à Sciences Po, notent que cet acte de sabotage a non seulement eu des répercussions sur les relations de la France avec la Nouvelle-Zélande, mais qu'il a également mis en lumière les tensions autour des essais nucléaires dans le Pacifique. "Il est crucial de comprendre comment cet événement a redéfini les normes de la politique internationale et a incité de nombreuses nations à remettre en question l'éthique de leurs pratiques sécuritaires," explique-t-il.
Le Rainbow Warrior reste aujourd'hui un symbole de la lutte pour l'environnement et un rappel des conséquences tragiques d'un excès de pouvoir. Chaque année, le 10 juillet, des commémorations sont organisées pour honorer la mémoire de Pereira et rappeler l'importance de la transparence et de l'intégrité dans les affaires gouvernementales.







