C'est le coup d'envoi pour plus de 850.000 collégiens qui se préparent à passer le brevet en cette année marquée par une chaleur écrasante. L'épreuve de français, qui est la plus longue de cette session, se déroule ce vendredi 26 juin, avec un format adapté en raison de la vague de chaleur qui sévit en France.
L’épreuve, qui dure trois heures, a été modifiée pour permettre aux élèves de mieux gérer les conditions climatiques extrêmes. Comme l’a précisé Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, des pauses seront organisées entre chaque partie pour que les élèves puissent se reposer et se rafraîchir sans avoir à attendre une heure pour aller aux toilettes.
La dictée traditionnelle
La première épreuve a pour objectif d'évaluer les compétences linguistiques des élèves à travers un extrait de texte littéraire. La dictée, un moment emblématique du brevet, consiste cette année en un passage chargé d'émotion :
"La peur de mourir. Jamais je n’ai vu quelqu’un avoir aussi peur de ça que Faval..." Ce texte, extrait de L’Homme foudroyé de Blaise Cendrars publié en 1945, met en lumière des thématiques universelles et profondément humaines.
L'épreuve de rédaction
Après la dictée, les candidats s'attaquent à la rédaction, abordant soit un sujet d'imagination soit un sujet de réflexion. Pour le premier, les candidats doivent relater un épisode dans lequel le narrateur masque sa peur, tandis que le second les invite à réfléchir sur l'impact des œuvres historiques sur le lecteur.
"Quand je rentrai au campement, avant le lever du jour, les hommes me dirent : - Dis donc, caporal, tu nous as fait une belle peur, cette nuit. Qu’est-ce qui t’est arrivé ?" Les candidats devront intégrer des dialogues et développer leur récit sur au moins 35 lignes.
Pour ceux qui choisissent le sujet de réflexion, une exploration argumentée de l'intérêt des œuvres se déroulant dans d'autres époques est à prévoir, illustrée par des exemples issus de leur culture personnelle.
Les nouveautés du brevet cette année
Pour cette session, le brevet a subi des modifications notables, remplaçant le système de points sur 800 par une notation sur 20, rendant nécessaire l'obtention d'une moyenne de 10 pour décrocher le diplôme. Les résultats sont désormais calculés avec 40 % des notes provenant du contrôle continu et 60 % des épreuves finales.
La suite des épreuves se poursuivra avec l'histoire, la géographie et les sciences, avec les mathématiques programmées pour mardi matin, introduisant une partie consacrée aux automatismes, indiquée comme une nouveauté.
Cette année, l'épreuve n'est pas seulement un défi académique, mais aussi une épreuve de résistance face à des températures extrêmes, ce qui a obtenu des retours variés de la part des élèves et de leurs enseignants, certains clamant le besoin urgent de réformes pour alléger le stress lié aux examens en période de canicule.







