L'association Mouv'Enfants a récemment déposé une plainte auprès de la Répression des fraudes pour interdire la vente de tétines en forme d'organes génitaux dans les enseignes Gifi et Jour de Fête. Ces articles, jugés inappropriés pour un public jeune, ont été retirés des rayons accessibles aux mineurs par Gifi.
Cette polémique survient après la controverse entourant la vente de poupées sexuelles à l'apparence enfantine sur des plateformes de commerce en ligne, selon Sud Radio. Des images de ces tétines, représentant des organes sexuels masculin et féminin, circulent sur les réseaux sociaux, suscitant un fort mécontentement.
Arnaud Gallais, président de l'association Mouv'Enfants et ancien membre de la Ciivise, s'est dit choqué en découvrant ces produits. "C'est scandaleux, innommable et hors la loi", a-t-il déclaré, plaidant pour une vigilance accrue face à de telles pratiques.
Marketés comme des accessoires humoristiques pour des événements comme les enterrements de vie de célibataire, ces "tétines zizi" et "sucettes coquines" ne font cependant pas rire tout le monde. Pour de nombreuses associations, leur vente est incompatible avec le contexte actuel, où la protection des enfants est primordiale.
Une réponse rapide des enseignes
Face à la controverse, Gifi a affirmé avoir retiré ces produits des rayons destinés aux enfants, reconnaissant une erreur dans leur placement. Cependant, ces articles demeurent disponibles à la vente dans leurs magasins, comme l'ont rapporté certains médias.
Pour sa part, l'enseigne Jour de Fête défend son choix commercial, précisant que ces objets sont proposés depuis une longue période, et qu'ils sont uniquement destinés à un public adulte, une position contestée par les critiques.







