Un parasite carnivore, connu sous le nom de "ver du Nouveau Monde", a été détecté aux États-Unis pour la première fois en 60 ans, avec un cas confirmé chez un veau au Texas, a révélé mercredi le département américain de l’Agriculture (USDA).
Les autorités redoutaient son arrivée, le parasite se répandant depuis plusieurs mois en Amérique centrale et au Mexique. Les éleveurs américains s'inquiètent de l'impact potentiel sur leurs troupeaux, qui pourrait entraîner une baisse de la production de viande bovine et une hausse des prix pour les consommateurs.
Un cas confirmé
Le cas a été enregistré à La Pryor, au Texas, près de 48 kilomètres de la frontière mexicaine. Un veau âgé de trois semaines a été trouvé infesté de larves au niveau de son nombril, comme l’a rapporté la BBC.
La propagation du parasite pourrait menacer la viabilité des exploitations, créant de réelles craintes chez les éleveurs. "La situation est préoccupante, car ces larves peuvent non seulement parasiter les bovins, mais également d'autres animaux d'élevage," a souligné un vétérinaire local.
Qu’est-ce que le "vers du Nouveau Monde" ?
Ce parasite provient des larves d’une mouche appelée "lucilie bouchère du Nouveau Monde". Les femelles de cette espèce pondent leurs œufs dans les plaies des animaux. Une fois éclos, des centaines de larves pénètrent dans les tissus vivants, utilisant leurs pièces buccales acérées pour se nourrir. En l’absence de traitement, cette infestation peut être mortelle pour leur hôte.
Bien que les animaux de compagnie et, dans des cas rares, les humains puissent être infestés, le risque pour les humains demeure faible. La mouche ne représente cependant aucun danger pour la sécurité alimentaire, assurent les experts.
Un lâcher de mouches stériles prévu
Pour lutter contre cette menace, l’USDA et les autorités texanes ont établi une zone de quarantaine de 20 kilomètres autour de l’épicentre de l’infestation. De plus, elles envisagent de relâcher des millions de mouches stériles, une méthode qui repose sur le fait que les femelles ne s’accouplent qu’une fois dans leur vie. Les œufs pondus après un accouplement avec un mâle stérile ne donneront pas naissance à des larves viables.
Cette stratégie vise à contrôler la population de mouches nocives et à limiter la propagation du ver carnivore, dans un contexte où la santé du bétail est primordiale pour l'économie agricole.







