Alors que le Medef propose une TVA sociale pour réduire les charges patronales, l'économiste reconnu Gabriel Zucman et la CGT tirent la sonnette d'alarme sur les dangers d'une telle réforme. Lors d'un événement à Tours, Zucman a déclaré que cette mesure serait "particulièrement inacceptable" et "nocive pour l’économie française". Il a précisé : "Introduire une TVA sociale dans le contexte actuel de pression inflationniste serait irresponsable."
La TVA sociale, qui consisterait à augmenter la TVA sur les consommations pour compenser une baisse des cotisations sur le travail, présente selon Gabriel Zucman des risques importants. "Cela ne ferait qu'accroître les coûts pour les consommateurs, sans résoudre les véritables problèmes économiques", a-t-il ajouté. À ses côtés, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a insisté sur le fait que cette taxe impacterait principalement les travailleurs peu ou pas imposés.
Le président du Medef, Patrick Martin, défend cette mesure en arguant qu'elle permettrait une simplification du système fiscal, mais Zucman reste ferme : "Il ne faut pas ignorer que la TVA est regressive et pèse sur les plus défavorisés." Son appel à la prudence s'inscrit dans un contexte plus large de tensions économiques exacerbées par la montée des prix, notamment ceux de l'énergie.
Reflétant un débat qui remonte à 2012, lorsque la TVA sociale avait été temporairement mise en place avant d'être abrogée par le président Hollande, les critiques se multiplient autour d’une nouvelle application de cette mesure. Les acteurs politiques de tous bords, y compris la gauche et le Rassemblement national, restent opposés à cette idée.
Pour conclure, Gabriel Zucman a averti : "Nous devons privilégier des solutions équitables qui ne mettent pas en péril les travailleurs, tout en assurant la viabilité de notre système de protection sociale." Dans un climat d’incertitude économique, chacun attend de voir quelle direction prendra le gouvernement à ce sujet.







